#060 – Debirenbire

La crève ne m’a pas lâché. Elle n’a pas faibli non plus. J’ai l’impression de vous écrire depuis le cœur d’un blizzard, j’ai froid et j’ai du mal à penser plus de cinq mètres devant moi. Quand on est crèveux·se, Montpellier ou l’Antarctique, c’est la même chose. Je pionce, je me réveille, je gère les appels pour l’association, je repionce. Maintenant, suite et fin de la correction d’un mémoire, je suis même pas sûr d’arriver à les voir, les fautes. On peut plus caner en paix.

J’ai vu vite fait aux infos qu’on parlait encore de la fac de droit, j’aurais bien dit quelque chose d’intelligent à ce sujet, malheureusement mon état m’en empêche. Vous avez vraiment pas de chance. J’aurais également bien dit un mot à propos de ce cher édito de Delfeil de Ton dont tout le monde causait il y a deux mois, comme je l’avais annoncé dans mon premier article, mais franchement, vous voyez bien que ce n’est pas le moment. Promis, j’en parlerai un jour.

Bref, j’aurais pu dire bien des choses qui vous auraient bouleversées·s, mais je vais plutôt aller moucher ma morve et me mettre à ce mémoire avant d’aller m’écrouler au lit.

Bonne fin de journée.

 

 

Publicités

#053 – Le Grand Ménage

Je n’ai jamais bien compris d’où ça venait, ce grand ménage de printemps. Pourquoi là, maintenant ? Pourquoi pas le grand ménage d’automne, après l’été poussiéreux ? La raison en est-elle qu’on sort du coma dépressif hivernal et qu’on retrouve assez d’énergie pour s’y mettre, à ce ménage qu’on repoussait depuis des mois ? Mouais, y a de l’idée. Est-ce parce qu’à partir du printemps on a tendance à inviter plus souvent ses amis·es chez soi et qu’on a honte de l’état de l’appartement ? Ça me ressemble assez. Aurais-je le courage de dénicher sur internet les origines de ce rituel ? La réponse est non, mais vous le saviez déjà. Et surtout : a-t-on une date précise de l’évènement ? Évidemment que non. Sinon tout le monde ferait semblant d’avoir autre chose à faire ce jour-là, et personne ne ferait jamais son grand ménage de printemps. Remarquez, moi, j’ai dû le faire deux fois dans ma vie, et encore, on m’a forcé.

Je dois vous avouer que j’étais parti pour vous écrire que j’allais faire mon grand ménage aujourd’hui, mais ça n’aurait pas été très honnête. En fait c’est juste mon ménage bimestriel classique, et il se trouve que c’est le printemps. Pur hasard. Tout ça parce que je me demandais a) comment j’allais vous expliquer que l’article serait court car je dois faire le sol ? b) quel titre pas trop naze lui trouver ? C’est dangereux, un titre. Pour peu que vous le trouviez avant d’avoir terminé de rédiger votre texte, vous allez vous sentir inévitablement attiré·e par le désir d’en rajouter un peu là, d’en rogner par ici, juste pour renforcer l’aspect thématique du texte, ou pour combler les attentes créées. Ça n’aide pas à donner dans l’authentique. Donc voilà, aujourd’hui je vais faire le ménage, mais en vérité, ce n’est pas parce que c’est le printemps. C’est parce que des amis et de la famille viennent passer le week-end à la colocation, que je n’ai pas participé à la dernière séance de nettoyage, et que ma chambre ressemble à une décharge.

mtp42
Photo par Gwlad (rue du Guesclin)

Décidément sur ce blog on passe du concert underground au repareillage de mes chaussettes, il n’y a aucun fil conducteur. Mais je sais que vous êtes des lectrices et des lecteurs bienveillantes·s. Vous vous dites sans doute simplement : « en voilà un qui n’a pas peur de se mettre en danger, qui ne craint pas de perdre ses vingt lecteurs en changeant de genre d’une billet à l’autre. » Et c’est vrai que je suis courageux, c’est gentil à vous de le remarquer. Ou alors vous vous dites : « quel écrivain versatile ! » Et on ne pourra pas vous donner tort. En tout cas pas si vous pensez au versatile anglais, synonyme de polyvalent, et non au versatile français qui signifie personne en qui on ne peut avoir confiance tant elle change souvent d’avis. Heureusement, la signification anglaise tend à remplacer la française peu à peu, grâce aux mauvais sous-titrages des films sur internet. À quelque chose amateursime est bon. Ou bien encore vous pensez : « c’est vrai que ce type est un génie, mais pourquoi tient-il toujours à nous montrer l’arrière-boutique ? Ça devient obscène. » Euh… merci ?

Sinon, ce soir, il y a vernissage de l’exposition Balade Poétique, qui réunit les œuvres des trois artistes : Débit de Beau, Big Pin’Up et Miladream. C’est à 18h30 à l’AteLiées, 8 rue André Michel. On avait déjà évoqué Débit de Beau dans l’article Street Art à Montpellier, la conf, mais les deux autres je ne les connais pas. Il n’est malheureusement pas sûr que je puisse m’y rendre, alors vous serez gentilles·s d’y aller et de me dire comment c’était.

Et quoi d’autre à faire ? Oh, pas grand chose, simplement une vingtaine de concerts pour une quarantaine d’artistes, je ne sais pas si vous allez réussir à trouver quelque chose qui vous convienne avec si peu de choix. Allez voir le site du Mama Sound quand même, sait-on jamais.

Un autre grand ménage, c’est celui qui semble s’être produit à la faculté de droit au cours de la nuit. Le doyen de la faculté aurait ouvert la porte à un groupe de personnes cagoulées qui, armées de matraques et tasers, se seraient chargées de foutre à la porte, manu militari, ceux et celles qui se trouvaient dans l’amphi occupé. Le tout sous les yeux de la sécurité. On prend l’info avec précaution, mais c’est quand même assez inquiétant : https://twitter.com/SolidairesEtu34/status/976996510134087680.

À demain.

#046 – La maison presque abandonnée

Mazette ! Il est 7h45, et je dois rédiger une note de blog, déjeuner, me laver avant de partir à 8h30 dernier délai. Hein ? Si j’ai trouvé du travail ? Ça va pas non. Tout de suite vous pensez au pire !

Non, je vais faire le testeur de murder party. La vraie murder party se déroulera le 24 mars, ce sera à Ambrussum, site archéologique de Villetelle, juste à côté de Lunel. Mais vous emballez pas, c’est complet. Quatre-vingt participants·es le matin, cent l’après-midi. Pourquoi le matin c’est complet à quatre-vingt, et l’après-midi cent ? Posez pas des questions idiotes je vous ai dit que j’avais pas le temps.

D’ailleurs, à Lunel même, exposition des travaux de trois des dessinateurs du journal satirique Siné Mensuel : Desclozeaux, Fernand et Jiho. C’est du 15 mars au 10 avril à la Galerie Musidora du Lycée Louis Feuillade, 49 rue Romain Rolland. Attention, j’ai bien dit à Lunel, c’est à vos risques et périls.

Heureusement, Gwlad nous à préparé un mini photo-reportage sur une maison presque abandonnée de Montpellier qui va vous occuper cinq minutes de plus.

La maison presque abandonnée

gwlad-boulevard_vieussens-maison_presque_abandonnee
Photo par Gwlad (maison presque abandonnée côté boulevard Vieussens)

Ouh la la, c’est de l’urbex, ça fait un peu peur, c’est l’aventure.

gwlad-rue_colin-maison_presque_abandonnee.jpg
Photo par Gwlad (maison presque abandonnée par le côté rue Colin)

Brrr, ça me rappelle La maison des damnés

Maintenant quelques explications plus terre-à-terre. Exceptionnellement, si vous cliquez sur les images elles s’afficheront en grand pour mieux lire le texte au lieu de vous rediriger vers le site de Gwlad.

gwlad-maison_presque_abandonnee-info1

gwlad-maison_presque_abandonnee-info2

Et voilà, pour aujourd’hui. Maintenant je dois vraiment filer. Ça fait deux fois cette semaine que j’ai des choses prévues dès le matin, mais je vous promets que ça ne se reproduira plus !

Allez, bisettes et à demain !

 

#039 – Le temps fait tout de même au moins un tout petit peu quelque chose à l’affaire

Ce matin, je me suis presque levé de bonne humeur. Pourtant, la journée d’hier, à part pour deux heures de bénévolat en début d’après-midi, a été complètement vide. Vide d’évènements, vide d’envie quelle qu’elle soit, et donc vide de sens. Une de ces journées où j’erre, non pas à la recherche de ce que je désire, mais plutôt à la recherche de désir tout court. Je n’ai pas pu me rendre au festival de l’Université Paul-Valéry à cause de cette session de bénévolat entre 14h et 16h et puis de toute façon, bon. J’ai voulu aller voir un concert le soir, mais je n’ai pas eu le courage de m’assoir seul à une table dans un bar bondé avec mon jus de tomate, et puis de toute façon, bon. Alors j’ai marché dans la ville de nuit pendant deux heures, seul quand même. D’ailleurs, de la journée, à part heureusement quelques SMS échangés avec Gwlad qui subissait les réactions typiques à la journée des droits des femmes au boulot, je n’ai eu de contact avec personne de proche, pourtant je pense que ça m’aurait fait du bien, j’aurais dû faire péter les textos et les e-mails mais je l’ai pas fait, et puis toute façon, bon. Pour finir, pour la première fois depuis le lancement du blog, je n’ai eu quasiment aucune visite en journée. Les stats me disent que quelques personnes sont finalement venues fouiner vers 22h ou 23h, c’est dommage pour une fois que je parlais de choses qui se passaient le jour même et pas la veille, mais de toute façon, bon.

Pourtant, malgré tout ça, j’ai bien dormi le soir. Je m’en veux un peu de ne plus m’en vouloir de vivre des journées sans goût, au point de ne plus insomnier d’angoisse la nuit venue. Ça n’incite pas à faire changer les choses, de s’en foutre. C’est sans doute que je vieillis. M’angoisser, c’était un signe d’avoir des désirs et de les voir frustrés. De savoir que ces paysages fantasmés c’était pas moi qui les verrai, que ces sentiments tant anticipés c’était pas moi qui les vivrai, que cette nana tant aimée c’était pas sur moi qu’elle se coucherait… Pourquoi est-ce que ça continuerait maintenant que je me suis fait à l’idée qu’il suffit juste d’attendre la seconde d’après jusqu’à ce que tout ça se termine, et que tout se terminera bien assez vite ? Non vous voyez, les soirs à pleurer de déception de soi, c’est réglé. Par contre, je pensais que j’arriverai à trouver avec l’âge, et surtout sans alcool, sans joints et sans tabac une sorte de constance dans l’humeur. Mais non, vraiment ça dépend des jours. Aujourd’hui, comme je vous le disais, je me suis presque levé de bonne humeur, alors que le temps est gris dépression et qu’hier, c’était vraiment pas top. Sans doute est-ce justement le fait d’avoir bien dormi. Parfois ça a du bon de vieillir et d’être assez blasé pour dormir bien malgré une vie insipide au possible.

gwlad-rue_levat-bar_tapas
Photo par Gwlad (rue Levat)

Je vous laisse avec un extrait de La conspiration de Paul Nizan qui me hante depuis que je l’ai lu pour la première fois, me reconnaissant et reconnaissant trop mes insomnies passées à chaque phrase. Si je ne savais pas qu’il parlait de lui-même, je mettrais ma main à débiter en tranches qu’il parlait de moi. Je crois que c’est lui qui a décrit le mieux, mais vraiment dans le détail, au poil de chatte, ces angoisses de la vingtaine :

« Pour que les jeunes gens se tiennent tranquilles, les hommes de quarante ans leur racontent que la jeunesse est le temps des surprises, des découvertes et des grandes rencontres, et toutes leurs histoires sur ce qu’ils feraient s’ils avaient de nouveau vingt ans, leurs jeunes espoirs, leurs jeunes dents, leurs jeunes cheveux, avec leur fameuse expérience de pères, de citoyens et de vaincus. La jeunesse sait mieux qu’elle n’est que le temps de l’ennui, du désordre : pas un soir à vingt ans où l’on ne s’endorme avec cette colère ambiguë qui naît du vertige des occasions manquées. Comme la conscience qu’on a de son existence est encore douteuse et qu’on fait fond sur des aventures capables de vous prouver qu’on vit, les fins de soirées ne sont pas gaies ; on n’est même pas assez fatigué pour connaître le bonheur de s’abîmer dans le sommeil : ce genre de bonheur vient plus tard.

Personne ne pense avec plus de constance à la mort que les jeunes gens, bien qu’ils aient la pudeur de n’en parler que rarement : chaque jour vide leur paraît perdu, la vie ratée. Il vaut mieux ne pas s’aventurer à leur dire que cet impatience est sans raison, qu’ils ont l’âge heureux et qu’ils se préparent à la vie. Ils vous répondent que c’est gai, cette existence de larves en nourrice en attendant d’être de brillants insectes de cinquante ans. Tout pour les ailes futures : nous prenez-vous pour des hyménoptères ? Quelle est cette morale d’insectes ? À trente ans, c’est déjà fini, on s’arrange ; comme on a commencé à s’habituer à la mort et qu’on fait plus rarement qu’à vingt ans le compte des années de reste, avec tout ce travail qu’on a, les rendez-vous, les politesses, les femmes, les familles, l’argent qu’on gagne, il arrive qu’on croit tout à fait à soi-même. La jeunesse a fait son temps, on va rendre de petites visites à cette morte, on la trouve touchante, heureuse, auréolée du pathétique halo des illusions perdues : tout cela est moins dur que de la voir mourir en vain, comme on fait à vingt ans. »

Et vous, sinon, ça va ?

#032 – Les toits de Montpellier

Hier (si je comptais le nombre des mes posts qui commencent par « Hier, »…), mon mur suintait. Contrecoup de la tombée de neige, qui est encore bien présente sur les toits, et de la pluie qui, ayant pris le relai de la neige au bout d’une douzaine d’heures, est tombée en continu jusque tard cette nuit. Je n’avais encore jamais eu de problème d’infiltrations dans cet appartement. Mon mur suintait, donc, en divers endroits, en haut au niveau de l’entrée du tuyau d’acheminement de l’eau chaude dans le mur, au milieu sur les bords du cadre de la fenêtre, en bas au niveau d’une espèce de grille d’aération. Le plafond, lui, ne suintait pas, il s’est contenté de prendre une teinte jaune tout au long de la journée. Ce matin, la neige est toujours sur les toits mais la pluie s’est arrêtée, le mur ne suinte plus, la peinture dudit plafond est émiettée au sol.

写真
Chez moi

Pourquoi que je vous cause de ça, hein ? Et ben, parce qu’à Montpellier, c’est courant. C’est même la norme. Les propriétaires Montpelliériens·nes sont bien connus·es pour prendre le fric et te laisser très longtemps dans la merde dès qu’il y a un problème, pour louer hors de prix des appartements minables et parfois insalubres. Leur solution à tous les problèmes ? La tête dans le sable, attendre que la, le ou les locataire·s parte·nt, et mettre un coup de peinture. Le coup de peinture, ça n’arrange rien, mais ça permet de gagner du temps. Bon allez, je dis que c’est courant, je ne voudrais pas qu’on me prenne pour un menteur. Devinette : quelle autre personne présente sur ce blog a subi un dégât des eaux hier ?

20180301_232630
Chez Gwlad

Et oui, évidemment. Du coup on va prendre les paris sur qui aura son plafond réparé en premier. Vous pouvez miser dans les commentaires. Mais ça ne s’arrête pas là, qui encore présent sur ce blog a subi un dégât des eaux récemment ?

IMG_0021.jpg
Chez Koinkoin

Koinkoin, donc, qui a emménagé il y a deux mois à Montpellier dans un appartement « entièrement rénové ». Il a mis environ un mois à faire faire rénover son toit alors qu’il a plu parfois pendant une semaine non-stop et que tout coulait pile sur son lit.

Vous voyez, on est trois sur ce blog, et on est trois a avoir subi un dégât des eaux en moins de deux mois. Faites le calcul 3/3 = 1, on est donc un à avoir… non, ça ne marche pas comme ça, on est donc tous dans une situation pourrie, c’est le cas de le dire, à cause de propriétaires qui tirent sur la corde jusqu’à ce qu’elle pète. C’est plus que courant et la liste de mes connaissances a qui c’est arrivé récemment est plus longue que ça, mais vous ne les connaissez pas alors je ne vous en parle pas. Certains ont mis presque une année avant d’avoir le droit à des travaux, mais pourquoi faire des travaux, hein ? Ça coûte cher, les travaux, on va pas dépenser tous ces sous durement gagnés à grands coups de loyers déraisonnables. Et puis ça va changer quoi ? C’est pour ne pas respirer chaque jour des champignons ? Vous savez, les champignons ça se vend cher, avec le bon état d’esprit vous feriez fortune. C’est pour ne pas vivre dans un environnement dont le taux d’humidité dépasse celui du sud-est de la Chine ? Écoutez, c’est le dépaysement à peu de frais !

Allez, assez de conneries pour ce matin, je file, j’ai une agence à appeler, souhaitez-moi bonne chance.

#025 – La qualité avant tout

Je suis un peu embêté. Sur sa camionnette, le menuisier a deux autocollants. J’aurais pu dire stickers pour faire jeune, mais je dis autocollant. Ce qui peut faire vieux. Il n’y a pas de mot pour faire entre les deux. Je suis donc encore un peu plus embêté. « Mais qu’est-ce qui t’ennuie ? », allez-vous me demander. Allez-y, demandez-moi. J’attends.

Merci. Et bien je vais vous répondre. Ce n’est pas que les autocollants soient du type à message raciste, et ce ne sont pas des autocollants complotiens non plus. Non, pas ça. Ce sont des autocollants QUALIBAT. Mais si, vous connaissez QUALIBAT, le dessin c’est une sorte de pyramide bleue, avec inscrit QUALIBAT dessous. C’est celui d’un organisme de certification des métiers du bâtiment, qui donne une information sur la qualité, les compétences d’un artisan. Qu’est-ce qui me chagrine alors, si le menuisier est certifié QUALIBAT ? Et bien, il a un autocollant de certification pour 2014 et un pour 2016. Ah, ça y est ! Vous le voyez le problème ? Non ? Et bien, si on délivre une certification tous les ans, ça veut dire qu’il a été bon en 2014 et en 2016 mais que son travail était de qualité insuffisante au minimum en 2015 et en 2017 ! À moins qu’il ne soit menuisier que les années paires. Ce qui est possible. Mais 2018 ? Hein ? On ne sait pas, on ne peut pas savoir, on est tout juste en février 2018, et c’est bien ça le pire. Ce qui nous amène à la seconde partie du problème. Même dans le cas où le certificat serait délivré une fois toutes les deux années seulement, impossible de savoir s’il ne l’a pas encore eu pour 2018, ou s’il en a bien fait la demande mais qu’on a jugé son travail trop mauvais pour le lui accorder. Et oui ! Dans les deux cas c’est insoluble.

Voilà. C’est pour ça que je suis embêté. Avouez que c’est embêtant. De ne pas savoir si le menuisier qui vient chez vous connaît son métier ou si c’est un branquignole, et de n’avoir aucun moyen de le savoir sans le lui demander, ce qui serait gênant. Bon enfin, il faut relativiser, ce n’est pas moi qui l’ai appelé cet artisan, je n’ai pas besoin d’un menuisier en ce moment. Mais il a garé sa camionnette en bas de chez moi, alors ça me fait me poser des questions.

gwlad-rue_du_grand_saint_jean-chantier
Photo par Gwlad (rue du Grand Saint Jean)

Quoi il faut que je vous parle de Montpellier ? Il faut, il faut… pas vraiment non. J’en parle si j’en ai envie. Mais puisque vous insistez, voilà le programme : ce soir, je n’ai absolument aucune idée de ce que vous pourriez bien faire à Montpellier. Surprenez-moi, surprenez-vous. C’est vendredi, les étudiants·es seront de sortie, tant mieux, ça va mettre un peu d’ambiance. À moins que pour les vacances ils et elles ne soient rentrés·es en masse chez maman-papa. Dans ce cas, tant mieux, vous serez au calme. Il y a des bars, des salles de concerts, des bars avec concerts. Y a des trucs gratuits, des trucs payants. C’est fou ce qu’il y a de choix. Si vous savez vraiment pas par où commencer vos recherches, choppez le premier Mama Sound qui vous tombe sous la main. Tout est dedans. Si vous trouvez un bon plan, vous pouvez toujours m’inviter à boire un jus de tomate, vu que j’ai rien prévu et que j’aurai pas le temps de prévoir quoi que ce soit avant que le soleil ne se couche. Non je ne suis pas un vampire, je suis juste occupé.

Je me relis pour les fautes et je me dis que c’est pas avec ce genre d’articles que j’obtiendrai l’autocollant QUALIBLOG cette année. Tant pis.

Allez, je vous fais des bises. Aujourd’hui vous n’aurez décidément ni qualité, ni quantité. Passez tout de même une bonne journée, une bonne soirée, et à demain !

De toute façon je m’en fiche, je sais pas ce que j’en aurais fait de cet autocollant, j’ai pas de camionnette.