#112 – Nom d’un chien

Aujourd’hui, Feldo et moi sommes allés au parc. Quel parc ? Rimbaud. Quoi faire ? Ah, parce qu’il vous faut une raison pour aller au parc avec un·e ami·e, vous ? Vous ne saurez pas. Projet top secret. On vous dira en temps voulu. Le parc Rimbaud, donc. Vous voyez ? Celui sur les berges du Lez. Côté les Aubes. Il y a une partie parc de jeux pour enfants, de grands terrains de pétanque, un bar associatif des pétanqueurs, de grandes allées bordées d’arbres sous l’ombre desquels on a installé des bancs, et, vers le centre, une pente douce qui mène jusqu’au bord du fleuve, au niveau de l’eau. On peut s’y tremper les pieds. Ou pas. Si vous voulez vous faire becter les orteils par un silure, vous faites comme bon vous chante, moi ça ira.

Il n’en manque pas des parcs à Montpellier. Allez, tiens, et si on se les faisait tous ? Je sens que je vais regretter de me lancer dans ce dans quoi je vais me lancer, mais l’idée est sortie, c’est trop tard. Voici une liste de tous les parcs, squares, et autres jardins et places avec deux-trois bancs au milieu, de Montpellier. Vous êtes prêts·es ? On y va.

Il y a l’Esplanade Charles-de-Gaulle, l’Esplanade de l’Europe, la Maison du Lez, le Jardin de la Canourgue, le Jardin des Plantes, le Jardin Hôtel de Sully, le Square Charles Flahaut, le Parc de la Guirlande, le Parc Edith Piaf, le Parc Georges Clemenceau, le Parc Magnol, le Parc Rimbaud, le Parc Sainte-Odile, le Square de Marathon, la Place du Millénaire, le Plan Cavaillé-Coll, la Promenade du Peyrou, le Square de la Tour des pins, le Square des Arceaux, le Square Jean-Monnet, le Square Maquis Bir-Hakeim, le Square Planchon, le Square de la Providence, le Square Saint-Roch, la Terrasse des Arceaux, le Bassin Jacques Cœur, le Parc du château de Grammont, le Parc de la Grande Lironde, le Parc des Pastourelles, le Parc du Mas de Costebelle, le Parc Georges Charpak, le Parc Richter, le Square Blaise Pascal, l’Aire de jeux Vert-Bois, le Bois de Montmaur, le Domaine de Méric, le Parc de l’Aiguelongue, le Zoo de Montpellier, le Parc Rachel, le Square des Brusses, le Square Jean Baumel, l’Aire de jeux de Louisville, les Berges de la Mosson, le Domaine Bonnier de la Mosson, l’Esplanade de Celleneuve, le Lac des Garrigues, le Mail de la Paillade, le Parc Azéma, le Parc Chico Mendès, le Parc du Mas de la Paillade, le Parc Edouard André, le Parc Georges-Brassens, le Parc la Carriera, le Square d’Ajaccio, le Square du soleil levant, le Square Louis Carles, le Square du Mas de Bagnières, l’Esplanade Pierre Paraf, l’Esplanade Paul Valéry, le Parc de Bagatelle, le Parc de la Croix d’Argent, le Parc des Sylvains, le Parc Enclava Del Lop, le Parc Tastavin, le Square de Diane, le Square des Hibiscus, le Square du chai Molière, le Square du Mas Drevon, l’Aqueduc Saint-Clément, le Mail du Mas de Perrette, le Parc du Mas Prunet, le Parc du Mas Vanneau, le Parc Jacques Roseau, le Parc Mas de Neuville, le Petit Bois de la Colline, le Square François Dezeuze, le Square Jouanique, le Parc Saint-Martin, le Jardin de la Pépinière, le Mail Alain Bashung, Parc des Aiguerelles, la Place de Tibériade, le Square des près d’Arènes, le Square Fabre de Morlhon, le Square Hildevert, le Parc Malbosc, le Centre horticole Pierre-Richer-de-Belleval, le Square Billie Holiday, le Square d’Arsonval, le Square du Clos des Orangers, le Jardin du Champ de Mars, la Serre Amazonienne, le Square de l’Intendance du Languedoc, le Parc Emmanuel Roblès, le Square Renaudot, le Square Louis Boffet, les Jardins d’Alco, le Parc Bartolomé de Las Casas, le Parc Font-Colombe, le Parc Bel Juel, le Parc du Château d’O, le Parc Dioscoride, la Mairie annexe de Grammont, le Domaine d’O, le Square du Père Bonnet, le Square Camille Ernst, le Square des Beaux-Arts, le Square des Améthystes, le Square Docteur Fourcade, le Square Ferdinand de Lesseps, le Parc du Belvédère, le Parc du Mas de Nouguier, le Square boulevard Paul Valéry, le Square Bernard Chely, le Square Saint-Cléophas, le Square Saint Berthomieu, le Square Joseph Delteil, le Square des Cétoines, le Square Angelo Bramante, le Parc Saint-Fiacre, le Square des Sculpteurs, la Pinède Mosson, le Square de la piscine Mosson, et le Domaine de Grammont.

Et voilà. C’était simple, je n’ai mis qu’une soixante-quinzaine de minutes à les lister. Vous voulez connaître la position géographique de chacun ? Mais grattez-vous très chers·chères.

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Photo par Gwlad – rue Marceau

Bon quoi d’autre ? Quand nous étions au parc, une jeune fille —dix-huit ans peut-être— est venue fumer son joint juste à côté de nous. Avec elle, un chien. Feldo demande comment s’appelle le chien. Il s’appelle Chien. La surprise passée, je me mets à réfléchir à ce que j’en pense des gens qui appellent leur chat Chat ou leur chien Chien. Avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche pour faire un mauvais commentaire, Feldo annonce que lui aussi, tous ses chiens s’appelaient Chien-Dog. Parce qu’il voulait appeler ses chiens Chiens, mais il voulait aussi un petit quelque chose en plus qui fasse british. Et je vous laisse méditer là-dessus.

#105 – N’éteignez pas, j’arrive

Et voilà. Je le savais. Je suis encore à la bourre. Ce matin, à dix heures, j’ai failli me lancer. Il était prévu qu’à midi j’aille aider une amie à corriger une petite rédaction. Évidemment, on n’est pas de marbre, et je sentais bien que l’invitation ressemblait à une invitation. Vous voyez le genre d’invitation ? Mais si ! Non, pas celui-là. L’autre. Voilà. Ah vous voyez que vous voyez. Bon. S’il se trouvait que ce soit bien le cas, il aurait été possible que je n’aie pas le temps de rédiger cet article. Seulement au moment de me lancer, voilà que l’une des multiples voix de ma conscience me glisse, cynique : « et ben mon petit père, on s’y voit déjà ma parole ? Ça va les chevilles ? Tu te rappelleras quand même de lui demander ce qu’elle en pense avant de lui rouler une pelle, hein ? » Du coup je l’ai pas fait.

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Photo par Gwlad (place de la Comédie)

Bon et ben voilà. Je suis actuellement chez elle, je n’ai certes pas eu le temps d’écrire ma note de blog, il est 23h30, j’ai dû aller chercher mon ordinateur chez moi et le ramener chez elle, je n’ai rien à raconter et j’avoue que là tout de suite, j’ai quand même d’autres priorités. Et puis, elle regarde par dessus mon épaule, et allez écrire ce qui vous passe par la tête dans ces conditions vous, j’aimerai vous y voir. Ah la la, pour une fois qu’une nana le trouve à son goût celui-là, il se vante aussi sec, que vous dites. Je vous raconte que je fais un aller retour, de nuit, le soir où je me mets avec une fille, tout ça pour que vous puissiez avoir votre petite note de blog et c’est comme ça que vous le prenez ? Non, vraiment, vous ne me méritez pas.

#098 – En attendant… nan je la ferai pas.

Me voilà de retour à Montpellier. Loin des veuves noires. J’ai passé la journée devant mon ordinateur. La journée, vraiment ? Oui, vraiment. De neuf heures à maintenant. Autant vous dire que je suis à l’ouest, je n’ai même pas jeté un œil aux nouvelles du jour. Tiens c’est l’occasion. Je vais le faire toute de suite, ça me donnera peut-être matière à balancer quelques mots de plus. Bon… Le piéton a bien été écrasé, l’étudiant est bien mort de la méningite et la septuagénaire a bien disparu. On va arrêter là, ça ira pour aujourd’hui.

Qu’est-ce que j’ai bien pu faire aujourd’hui qui m’a tenu onze heures devant mon ordinateur ? C’est très simple. Je me suis fait un petit tuto de création de jeu vidéo. Refait, plutôt. Ces quatre dernières années ça doit être la huitième fois, quelque chose comme ça, que je m’en tape un en entier sur youtube. J’espère toujours en garder quelque chose. C’est peut-être le cas. Dans dix ans, on ne sait pas, à raison de deux tutos par année, j’arriverai peut-être à faire un jeu vidéo complet d’une quinzaine de minutes.

Le logiciel s’appelle Godot. C’est un moteur de jeu, gratuit et open source, bien documenté, qui vous permet de fabriquer des jeux vidéo en 2D aussi bien qu’en 3D. Cette fois-ci, après quelques essais de jeux de rôles en plongée, c’était un classique tutoriel pour créer un jeu de plateforme 2D. Pas la peine de penser à la 3D avec le dinosaure qui me sert d’ordinateur. Ça doit être le troisième tuto sur ce genre que je me farcis, mais jamais rien n’est fait de la même manière. À chaque développeur sa touch. C’est toujours bon à prendre, surtout que celui-ci est fait sur la toute récente version 3 de Godot.

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Photo par Gwlad (Odysseum)

Le problème de tout ça, c’est que ça donne vraiment envie de faire un jeu quand on a fini. Alors on modifie un peu le personnage qu’on avait utilisé en attendant, on essaie de dessiner des décors soi-même pour ne pas utiliser le travail d’un autre, mais c’est trop de travail alors on fait moitié-moitié. Au final on abandonne en se rendant compte du temps que ça prendrait de faire un jeu. Même un jeu de quinze minutes comme je le disais plus haut même pas pour rire. C’est ça qui est dur, d’engager du temps. On peut encore trouver quelque chose d’original à tirer d’un jeu de plateforme, mais faut se creuser la tête un moment pour l’idée clé et pour tout le code qui ne sera pas dans un tuto et qu’il faudra aller glaner de wikis en forums. Si en plus on veut que ce soit beau, alors là, ça devient une activité à temps plein sur des mois.

Pour les curieuses et curieux, pouvez télécharger ce que ça a donné ce tuto. Désolé mais il vous faudra être sur sur mac ou windows pour pouvoir y jouer. Si vous êtes sur Linux, j’ai pas pensé à l’exporter. Je suis impardonnable. De toute façon, ça n’est pas un jeu. Vous pouvez déplacer le perso, sauter, atteindre l’objectif, appuyer sur entrée pour recommencer. Si j’avais simplement suivi le tuto, pas customisé le personnage et un peu le décors, mal, ça m’aurait pris deux heures au plus je pense. C’est vraiment très abordable, n’hésitez pas à vous lancer.

#091 – Retour au turbin

Hier, je vous disais qu’aujourd’hui j’allais vous raconter quelque chose d’intéressant pour me faire pardonner de vous avoir abandonnés·es à votre solitude numérique ce week-end. L’ennuyant avec les blogs, c’est que vous pouvez toujours vérifier ce que j’ai annoncé la veille pour être sûrs·es que je ne vous arnaque pas. J’aurais préféré n’avoir rien dit. Enfin bon, à défaut d’intéressant —ce ne sera donc qu’une demie arnaque— on va trouver quelque chose même si aujourd’hui je ne ressens pas la révolte nécessaire pour écrire un article coup de poing comme un Cavanna, la créativité et les associations d’idées bouillonnantes comme un Delfeil de Ton, ou si je n’ai aucun disque ou concert à vous raconter en y mêlant ma vie privée comme un Berroyer.

Non. Aujourd’hui, il fait doux à Montpellier. Un ciel mi-bleu mi-gris qui permet à chacun·e d’être heureux·se ou torturé·e selon de quel côté on lève le nez. De la même manière, on fait le pont ou on ne le fait pas, on envisage le lundi comme le premier jour d’une nouvelle semaine pleine de promesses ou comme le re-départ d’un cycle d’un ennui mortel. C’est vous qui voyez. Moi-même aujourd’hui, je décide de rester sagement entre les deux, au point d’équilibre. C’est un jour neutre. Ça fait du bien de temps en temps. On ne se sent pas la force de déplacer des montagnes, mais on ne se plaint pas du poids du monde sur ses épaules non plus. On ne se la joue ni Sisyphe ni Marco Polo. Ça s’annonce comme une journée lecture.

Vais-je finalement passer le chapitre trois d’Un Éternel Tréblinka ? Désolé Gwlad, je te le rendrai plus tard, j’ai dit qu’aujourd’hui ne serait pas une journée déprimante. Hein, et Goražde ? Hum, hum. Pareil. Peut-être que je vais me faire le tome 2 de Solanin. J’ai tellement adoré le premier que j’ai préféré attendre un peu avant de continuer et voilà un mois que j’angoisse pour la suite des évènements. Ou alors Pénis d’orteil, dont il me manque une cinquantaine de pages à lire depuis six mois. De très bonnes idées, mais un peu indigeste. À moins d’attaquer La nuit des Chats Bottés, qu’on m’a offert il y a quatre mois. Ou L’Éducation d’Alphonse, parce que je ne peux pas m’empêcher d’acheter un Alphonse Boudard quand je passe devant et qu’il y en a partout. Va falloir que je m’y mette parce que j’ai toujours pas ouvert Madame… de Saint-Sulpice. M’inspire moins, mais c’est du Boudard alors…

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Photo par Koinkoin (Il sait plus trop où)

En 2018, il y a encore des gens qui fêtent leur anniversaire ! Oui, c’est fou ! J’ai de la peine à le croire, mais j’y suis bien forcé car on m’a invité à en fêter un ce soir. C’est pourquoi, même pour cinq pauvres euros que ça coûte, je ne pourrais voir ni Zima et Warm Up Aqueles (respectivement musique russe et tzygane) à 20h au Nu-Bahia, ni pour le même prix Hexis et Departe à 21h au Black Sheep, eux font du black metal et du hardcore. Mais vous ? On ne vous a pas invité·e à un anniversaire ce soir ? Ne mentez pas, ça ne sert à rien. Je sais qu’on ne vous a pas invité·e. Alors allez soutenir les bars à concerts locaux au lieu de rester scotché·e devant un écran.

 

 

#084 – Mettez-moi le Monde Diplo, le N.Y. Times International, et deux boîtes de prozac s’il vous plaît

Partout les nouvelles sont —tirez un dé à six faces— :

  1. alarmantes
  2. attristantes
  3. déprimantes
  4. confusantes (c’est à la mode)
  5. consternantes
  6. Macron et Collomb

Si vous avez obtenu 1 veuillez lire ce court article en vous alarmant, si 2 en vous attristant, 3 en vous déprimant, 4 en vous confusant, 5 en vous consternant, 6 en vous prosternant.

En Syrie on assassine des assassins. Est-ce qu’on assassine des innocents ? Aussi, mais tout le monde finit par mourir un jour ou l’autre n’est-ce pas, alors bon. Au Yemen, près de dix mille morts en trois ans et des centaines de milliers d’affamés·es. En Palestine, enfin ce qu’il en reste, on fusille des pacifistes. En Turquie on tue les Kurdes. En somalie la guerre civile qui a fait un demi million de morts depuis 1991 continue d’en faire plus de mille par an. Pareil pour l’insurrection de Boko Haram, au Niger, au Nigéria, au Cameroun et au Chad. Au Soudan du Sud, on arrive plus à compter, depuis 2013 on estime le nombre de morts dus à la guerre civile entre cinquante mille et trois cent milles. C’est plus une fourchette, c’est une peigne. Il y a actuellement cinquante trois guerres en cours dans le monde.

En France on fait tabasser les étudiants et les zadistes qui luttent pour une société où le bien être humain, et parfois même celui des autres animaux, passerait avant les intérêts financiers d’une poignée de goinfres. Ça semble peu en regard des horreurs qui se déroulent dans le reste du monde. Oui. C’est peu. Mais si on veut que ça le reste, il serait peut-être temps de commencer à perdre l’habitude de sortir les armes dès qu’une lutte pacifiste oppose un peu de résistance aux assoiffés de pouvoir qui nous gouvernent.

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Photo par Gwlad (boulevard du Jeu de Paume)

Partout les nouvelles sont-elles alarmantes-attristantes-déprimantes-confusantes-consternantes-Macron et Collomb ? Non ! Car une poignée d’irréductibles Humains·es sont semble-t-il sur la rocade de la paix, je veux bien sûr parler des Coréennes. Est-ce notre époque, qu’on dit volontiers si violente, qui a permis pour une fois qu’une situation si ancienne et complexe ne se termine pas dans un bain de sang ? Aurait-on pour une fois tiré les conséquences des erreurs passées de nos ancêtres ? J’aimerais y croire. Est-ce le leader Nord Coréen qui savait simplement jusqu’où aller trop loin ? Juste histoire de donner un peu de mou à la laisse avant qu’on le saucissonne définitivement à la niche avec ? Je n’en sais rien. De toute façon ce n’est pas fait, et s’il y a bien une chose que j’ai apprise au cours de ces trois dernières décennies, c’est qu’il ne faut parier de rien avant que ce ne soit écrit sur Wikipédia. Prudence, donc.

#077 – Ça se prononce comme ça s’écrit

Montpellier. Certains le prononcent Mon-pé-lié, d’autres Mon-peu-lié. Certains disent même Mon-pé-yé. À part pour ces dernier, sur le cas desquels tout le monde s’accorde à dire qu’il n’y a décidément rien à faire, aucun consensus n’a été atteint en ce qui concerne la bonne façon de le prononcer. J’ai lu un auteur d’un certain âge reprocher aux plus jeunes et aux nouveaux arrivants de prononcer Mon-pé-lié, or je connais une personne de quatre-vingts ans qui a toujours vécu dans la région et qui dit Mon-pé-lié, d’ailleurs dans mon entourage tout le monde dit -peu- et on n’est pas si vieux.

Comment écrit-on Montpellier ? ሞንፐልዬ en amharique. Montpeller en aragonais et en catalan, Montpelhièr en breton comme en occitan. En Arpitan, c’est Montpelyiér. Monspessulanus en latin, c’est pour ça qu’on ne l’écrit jamais trop en latin. مونبلييه en arabe, مون‌پلیه ou Monpelye en Azerbaïdjan, مون‌پلیه en perse. On écrit مونپلیه en mazandarani, مونٹپلائیر en pendjabi de l’ouest, et مونپیلیے en ourdou. Манпелье en belarusse. Монпелье en russe, tchouvache, en kazakh, tatar et en ossète. Монпельє en ukrainien. Монпелие en bulgare, Монпеље en serbe, Монпелје en macédonien. Μονπελιέ en grec. 蒙彼利埃 en chinois gan et wu, 蒙庇利埃 en chinois classique, 夢比利耶 en cantonais. מונפלייה en hebreux. モンペリエ en japonais, mais ça vous le saviez déjà car vous l’aviez lu ici. On continue, ça se note მონპელიე en géorgien. Մոնպելիե en arménien. 몽펠리에 en coréen. Monpeljė en lithuanien, Monpeljē en Letton. Si y a une différence. माँतपेलिए en marathi. มงเปอลีเย en thaï. On écrit Montpellier dans le reste du monde. Du moins, le reste du monde qui s’est manifesté sur la page Wikipédia de Montpellier.

Voilà, voilà. C’est tout ce que j’ai trouvé pour aujourd’hui.

#070 – Oundi

Lundi. Une journée qui veut dire retourne au turbin pour beaucoup. Les dimanches soirs de l’angoisse depuis l’école, tout ça on connaît, on en a déjà entendu causer des centaines de fois. On a vécu. On a vu des panneaux you don’t hate mondays, you hate capitalism. Ça fait réfléchir. Vous, vous êtes allé·e bosser après un dimanche pas assez long ? Moi non. J’ai bossé quand même, mais ça n’a aucun rapport avec le jour de la semaine. En causant jours de la semaine, il ne vous aura pas échappé que lundi lune, mardi mars, mercredi mercure, jeudi jupiter, vendredi venus, samedi saturne et dimanche le soleil. Et bien en japonais, c’est pareil. En fait j’allais vous montrer comment c’était pareil, mais c’est tellement pareil que c’est pareil dans toutes les langues d’origine greco-romaines, germaniques, indiennes ou celtes et asiatiques, à part en Chine on dirait.

On nous dit sur Wikipédia que dans les langues baltes, balkaniques et ouraliennes par contre, on a adopté le lundi comme jour un. Et puis après c’est deuxième jour, troisième jour… Je vais pas vous citer tout Wikipédia mais voilà une langue intéressante que je suis heureux de ne pas parler, le luo : [WIKIPEDIA] En luo, le premier jour de la semaine est le lundi (wuok tich) et signifie littéralement « sortir pour travailler », mardi (tich ariyo) signifie littéralement « deuxième jour de travail » et ainsi de suite jusqu’au vendredi. Le samedi (chieng’ ngeso) est un mélange de luo avec chieng’ (« jour ») et de swahili avec ngeso (« ajout ») et signifie donc « jour ajouté ». Le dimanche (odira) signifie littéralement « jour de repos ». [/WIKIPEDIA]

Je voulais vraiment vous montrer comment ça correspondait avec le japonais, mais c’est tellement commun au final. C’est dommage, ils étaient jolis ces 月曜日, 火曜日, 水曜日, et 木曜日, et ces 金曜日, 土曜日, et 日曜日, qui est dimanche, et qu’on voit très bien que c’est le jour du jour.

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Photo par Gwlad – rue de Chelia

Gwlad m’a envoyé cette image à mettre sur le blog en attendant qu’elle aille en prendre de nouvelles. Au début je voulais pas la mettre, je trouvais que ça manquait un peu de vie. Un canard, quelques grenouilles. Au minimum des carpes. Et puis elle a su me convaincre. Elle m’a dit que si je ne la publiais pas, elle la vendrait au eMétropolitain. Avec des arguments comme ça, c’est sûr…

Enfin, en attendant qu’on renomme tous ces jours de la semaine comme dans Problemos, passez un bon 月曜日 soir. On n’a jamais noté d’angoisse du 月曜日 soir, donc vous devriez être tranquille.

Ah oui, à Montpellier, il a un peu plu, maintenant il fait un peu beau. Ne ratez aucune actu dans votre ville sur Montpelliérien.com