#161 – Tri hyper-sélectif

Tant de livres, si peu de cartons…

Je me demande si je ne vais pas devoir en revendre, des livres. D’ailleurs je suis ruiné. Je fais l’innocent, mais je sais qu’il me faut en revendre, pour la place et pour l’argent. Mais c’est trop dur. Jamais je ne pourrai me séparer des bouquins de Cavanna, de DDT ou de Berroyer. Ce n’est même pas la peine d’y penser. C’est ma sainte trinité des écriveurs à moi. Quant à mon rayon littérature anglophone, pfff… il doit bien y en avoir un ou deux dont je me consolerai d’avoir dû me séparer, mais qui m’achèterait ça ici ? Ce ne sont pas des ouvrages au programme des fac d’anglais. Bon, en tout cas personne ne touchera à mon rayon poésie. Hugo, d’Aubigné, Verlaine… Non ! Je les aime trop. Si je les connaissais par cœur, encore, ça irait. Mais j’ai vraiment une trop mauvaise mémoire, impossible d’apprendre des poèmes, même des courts. Même les miens. Bon okay, Mallarmé, Apollinaire et Rimbaud me font super chier, je peux les revendre avec les recueils nuls, dont celui réalisé par Pompidou. Oui, oui. Ce Pompidou-là, Georges. Président de la République. Il a élaboré une anthologie de la poésie française. Enfin, une anthologie pompeuse de la poésie française chiante. On n’a clairement pas les même goûts. C’est sans doute pourquoi je ne suis pas président de la république aujourd’hui. Je me demande bien ce que Macron lit —s’il en lit— en poésie. Je ne sais pas s’il existe une édition d’Options, futures et autres actifs dérivés en alexandrins. Bon je me perds. Dans tous les cas, si j’arrive à tirer 10€ de l’ensemble Malarmé-Apollinaire-Rimbaud-recueils divers, ce sera le bout du monde. La poésie, aujourd’hui… Mieux vaut boursicoter. Et le rayon littérature japonaise ? Vous n’y pensez pas ! Comment est-ce que je vais garder la motivation pour apprendre cette langue si peu intuitive aux francophones si je ne peux pas m’immerger dans l’univers des meilleurs·es auteurs·es la pratiquant ? Ah non, hein ! Je vous ai vu·e !! On ne touche pas au rayon sciences !! J’y tiens. Enfin, en partie. J’avoue n’avoir jamais ouvert cet immense Genes de Benjamin Lewin. Mais un jour peut-être… Même si c’est une édition qui approche bientôt les quarante ans et qu’on en sait beaucoup plus aujourd’hui… Ça me rassure de le savoir là… Non allez, ça c’est vraiment bête. Il faudrait au moins que je le donne. C’est trop lourd, ce n’est plus à jour. Okay. Ça fait un livre en moins sur les trente cartons que je vais devoir me trimballer. Les bouquins de théorie musicale, d’histoire de la musique et les biographies de musiciens, par contre, bas les pattes. Même si trois biographies de Tom Waits, je l’avoue, c’est trop. Mais j’y tiens. Hum. Est-ce que j’y tiens encore, en vérité ? Peut-être plus tant que ça. C’est très ragots people états-uniens tout ça. Ça en devient même assez chiant. J’en garderai peut-être une tout de même, celle qui parle le plus du contexte de la fabrication de chaque album. Et les classiques de la littérature française ? Je pourrais quand même les foutre dans des boîtes à livres, du moins ceux qu’on retrouve à 1€ au format poche chez n’importe quel bouquiniste. Et mes B.D…. ah… mes B.D…. 45 pages franco-belges, graphic novels britano-américains, et mangas intimistes ou en V.O… Ça va être difficile. Bien que je relise très rarement les B.D., c’est une grosse partie de mon enfance et de mon adolescence. De mon adultence aussi, même si ça s’est beaucoup calmé. Je me souviens, quand j’étais petit, ma mère n’aimait pas trop les B.D.. Elle disait ne pas aimer les bulles. Elle avait aussi entendu dire que les manga, c’était écrit en très mauvais français. Ça vient peut-être de là, ma mauvaise écriture. En tout cas j’aurais du mal à revendre ça, je veux dire émotionnellement. Tout comme mon rayon littérature en ancien et moyen français, de magnifiques éditions bilingues, des fables, des contes et des chansons de geste, la légende arthurienne… Pfou la la… Non, c’est pas possible. Je garde.

Bilan de ce passage en revue : je pourrais peut-être m’économiser deux cartons sur une bonne trentaine, et gagner 25€ avec ça. Je suis bon pour faire le tour des magasins à la recherche de cartons vides chaque jour pendant les deux prochaines semaines…

Ah oui, je ne vous ai pas dit ? Quoi qu’il en soit, les cartons vont atterrir dans la maison de mes parents, dans ma vieille chambre ou au garage, pendant au minimum un an, parce que, où qu’on s’installe avec mon amie ce serait trop petit (à Lyon), ou trop loin (à Lille). Tout ça pour ça ? Oui, tout ça pour ça. Mais je ne savais vraiment pas quoi vous raconter aujourd’hui. J’ai la tête pleine de soucis. Les déménagements, vraiment, quelle plaie ! Surtout quand on ne sait pas encore où l’on vivra dans un mois. Allez. À demain.

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#020 – Choses promises

Vous avez cru que je ne viendrai plus ? On est pas passés loin. Réveil à onze heures pour la première fois depuis un mois, autant dire que j’ai failli ne plus jamais me lever. Du coup on va faire simple. Vous vous doutez que je me suis couché tard et que je suis bien dans le coaltar. Pourtant pas d’alcool, pas une goutte ! Simplement quelqu’un à dû mettre quelque chose dans mes cigarettes sans que je m’en aperçoive. Je n’ai plus l’habitude qu’on me drogue à mon insu. C’est l’âge ça. Donc, simple aujourd’hui, on disait. D’une, une petite sélection de films Kino Montpellier de la dernière session, d’autre part le bouquin de Sylvie Léonard sur le Street Art au centre ville de Montpellier.

Vous : On veut des actes, pas des mots !! Moi : Ah comme vous dites juste, comme je vous comprends ! Je m’exécute.

Quelques films du Kino projetés en salle le 12 février dernier :

Et maintenant que vous avez bien ri, voilà pour le livre de Sylvie Léonard sur le Street Art à Montpellier dont nous parlions ici : #018 : https://www.kisskissbankbank.com/montpellier-street-art-le-livre–2

Je peux pas faire plus simple, plus efficace. C’est parfait pour un dimanche. Ne vous habituez pas trop quand même. Allez, je vais me recoucher. À demain.

#019 – Bouquins malins, bouquins radins

Hier, j’avais prévu de vous parler des bouquinistes aujourd’hui, mais vu le temps qu’il fait, ils ont dû rester au lit. Et moi aussi j’aurais dû rester au lit, car au lit on lit, oui, mais aussi au lit il fait chaud et on a pas encore la tête dans le cul. Enfin je sais pas vous mais moi, je l’ai quand je suis debout, la tête dans le cul, la question ne se pose même pas quand je suis au pieu. Encéphalorectumie, disait Alain Chabat. Pour tête dans le cul. C’est plus joli.

Juste avant de me lancer ce matin, par contre, je me disais : il faut surtout pas que tu transformes ton blog en annuaire de lieux et d’évènements, ce serait vraiment pourri. Oui je me tutoie, ça vous choque ? Quand j’ai lancé le blog, mon idée c’était de tartiner de l’article sur ce qui me passait par la tête, d’une manière amusante si possible. Puis je me suis dit que ce serait quand même bien d’avoir plus d’un·e lecteur·rice par jour, et que pour ça faudrait parler un peu plus de Montpellier sinon les gens n’allaient y trouver aucun intérêt. C’est ce que je me suis dit, c’est ce que je vous ai dit. Maintenant vous êtes une dizaine à venir chaque jour, et je me dis que vous allez être bien déçues·s si vous ne trouvez pas un petit quelque chose concernant la ville, mais tant pis. Je garde mon cap. J’ai aucune envie de faire un énième catalogue des évènements. Je n’ai aucune envie de me sentir forcé de parler de Montpellier.

Seulement voilà, j’ai vraiment la tête dans le cul, je vais clairement pouvoir faire aucun effort sur le style. Je suis pas en verve, mais alors pas du tout. Déjà que quand je suis en forme c’est limite… Comme mettre un mot après l’autre m’est bien assez difficile et que j’ai déjà fait le coup du j’ai pas envie d’écrire avant-hier, qu’est-ce qu’on fait ? On fait un catalogue des lieux où trouver des livres pas chers ou gratuits à Montpellier. Me renier c’est ma passion. Plusieurs fois par article si possible.

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Photo par Gwlad (rue Meyrueis)

D’abord vous avez Gibert-Joseph, place Martyrs de la Résistance (à côté de la préfecture). Dans les bacs devant et dedans, vous trouverez de bons bouquins (des classiques et des merdouilles) à 20 cents. 20 cents !! Pour 20€ vous vous faites une bibliothèque complète. Ils ont aussi des livres à 1, 3 et 5€. Mais n’exagérez pas, restez dans vos moyens ou vous le regretterez à la fin du mois.

Vous avez ensuite les bouquinistes tous les samedis ! —enfin tous les samedis où il pleut pas— dès l’aurore ! —enfin dix heures plutôt, des fois onze— les bouquinistes s’installent sur l’esplanade Charles de Gaulle et aux Arceaux (juste avant le terrain de boules, à l’entrée du marché, si vous arrivez du côté Peyrou pouvez pas les manquer). Certains vendent des livres hors de prix, ceux-là faites leur la grimace, d’autres font 2€ les trois poches. Pas trois poches de livres, trois livres de poche.

Et enfin, il y a les boîtes à livres et autres systèmes apparentés. Qu’est-ce que c’est ? Ce sont des lieux où l’on vient prendre des livres gratuitement, et où l’on en dépose pour que d’autres personnes puissent également venir y piocher de quoi lire gratuitement. Je vais pas vous dire les lieux exacts, je trouve que c’est marrant de les chercher un peu.  Je vous donne juste des indices. J’en connais trois :

  • Quartier les Aubes, c’est une boîte qui ressemble à une cabane pour oiseaux, devant une boulangerie
  • Quartier Corum, c’est un vélo-charette, souvent sorti devant un espace de co-working
  • Quartier Figuerolles, c’est une bibliothèque, à côté de la porte du bar le plus connu du quartier

Voilà. Et comme le dit le proverbe : samediez autant que vous le pouvez, car il n’est pas sur que vous dimanchiez correctement demain. Non cherchez pas, je vous ai dit que j’étais pas en forme.