#163 – Fait trop chaud pour travailler

J’aurais pu vous parler du festival Radio France et du marathon qui vient de commencer à cette occasion. Oh non, pas du sport ! Rassurez-vous, c’est un marathon musical. Je vous avez annoncé ça il y a quelque mois, me souviens plus dans quel article : les 555 sonates de Scarlatti vont être jouées au clavecin dans la région au cours du festival. Ce ne sera donc du sport que pour les interprètes. Bon, ça a déjà commencé, mais avec un peu de chance il vous en reste encore 552 à écouter à l’heure où j’écris ces lignes.

J’aurais pu vous causer d’une histoire que j’ai entendue récemment et qui racontait comment le projet d’une épicerie solidaire dans l’enceinte de l’une des universités de Montpellier a été avortée par peur d’un éventuel manque à gagner pour les restaurants universitaires. Oh, je n’abandonne pas, je vous en causerai, mais pas aujourd’hui.

J’aurais également pu vous causer du déménagement qui n’avance pas, mais bon, puisque ça n’avance pas, je n’aurais pas eu grand chose à vous dire.

J’aurais encore pu vous causer du fait que depuis presque deux semaines vous n’avez pas vu passer de photo sur ce blog, mais seulement des tartines de texte plus ou moins inspirées, et que pourtant vous venez toujours assez régulièrement voir ce qui se passe ici, et que ça me fait chaud au cœur.

Mais non, je ne vous parlerai de rien de tout ça. Parce que j’ai la flemme. N’insistez pas, j’ai pris ma décision : aujourd’hui, c’est glandouille intégrale.

#156 – Je ne suis pas mort noyé dans le Rhône, ni dans la Saône

La cathédrale était une basilique. Celle qui surplombe la ville et à laquelle je pensais me rendre en montant à la Croix-Rousse. Que je me sens nul d’avoir confondu. C’est un peu comme si l’on confondait les martinets et les hirondelles. Enfin, je survivrai. J’ai décidé que je ne vous dirai pas son nom, à la basilique, car elle en a un. Si vous voulez savoir comment s’appelle cette basilique, vous n’avez qu’à monter là-haut vous-même. Je ne vois pas pourquoi j’aurais fait tous ces efforts pour connaître son nom et vous laisser en profiter sans que vous ne versiez la moindre goutte de sueur. Comment ça je deviens Macroniste ? Oui, vous avez peut-être raison. J’ai dû trop m’entendre dire qu’il fallait que je travaille si je voulais continuer à pouvoir vivre. Bon allez : il s’agit de Notre-Dame de Fourvière. Voilà, contents·es ? Tout ce que vous allez pouvoir faire avec cette information, pfoulala ! Il y en a qui paieraient cher pour être dans le secret, mais ces gens-là ne lisent pas le blog, tant pis pour eux.

Que vous dire d’autre ? Pas grand chose. À ma grande déception, je n’ai pas à nouveau rencontré de chienne nommée Gaïa. Ça m’aurait donné une raison de me moquer, mais je vais devoir m’en garder pour cette fois-ci. Je ne désespère pas que cela se produise avant la fin de l’année ceci dit.

Bon, écoutez, on va dire que c’est bon pour ce soir. J’ai beaucoup marché, plus d’une douzaine d’heures entre hier et aujourd’hui et je ne suis pas inspiré. Vous savez que je respire toujours, que je n’ai pas été transformé en andouillette par la mafia lyonnaise, ça devrait vous suffire. Bonne nuit.

#149 – Des histoires de famille

Aujourd’hui, c’était la visite trimestrielle à mes parents. Originalité : mon amie m’accompagnait. C’était l’heure des présentations. Ma mère a, comme à son habitude, posé des questions sans écouter les réponses. Mon père a simplement fait comme si mon amie n’était pas là. Heureusement que le village, lui, est totalement dénué d’intérêt, sans ça, par contraste, on aurait eu comme une impression de gâchis.

En vérité, ce voyage en terre hostile nous a permis de passer toute la journée ensemble, mon amie et moi, et une telle occasion se présente rarement. J’ai pu lui montrer les photos honteuses de mon adolescence, et les petits coins où je cultivais mes croutes aux genoux. Je crois qu’elle m’aime encore, malgré mes parents. Mais nous sommes partis à 7h ce matin, nous venons juste de rentrer, à 23h, après avoir pris un train avec une heure de retard pour cause de suicide d’accident de personne, alors, soyez gentils, maintenant que je vous ai rassurés·es juste après vous avoir fait déprimer tout en vous aillant, je l’espère, fait sourire, laissez-moi aller me coucher… s’il vous plaît…

#139 – Le dimanche à Montpellier, c’est le jour de… mince je l’ai déjà faite celle-là.

On sait que Rabelais est passé à Montpellier. Combien de temps y est-il resté ? Qu’y a-t-il fait ? Je ne peux pas vous le dire. Où que je cherche, les informations sont contradictoires. On dit qu’il se serait inscrit à la faculté de médecine, mais je n’en sais pas plus. Une plaque rue des Trésoriers de France, rue perpendiculaire à celle de la Loge, la deuxième à droite en montant (j’y ai vécu, croyez-moi, puisque je vous dis que c’est celle-ci) dit qu’il y a été reçu une nuit par un ami célèbre dont j’ai oublié le nom. La précision des informations, c’est ce que vous aimez sur ce blog, c’est ce que je vous donne. Nostradamus s’était également inscrit à la faculté de médecine, mais à part justement sur la liste des inscrits, on ne trouve plus aucune trace de lui dans les papiers officiels par la suite. Si vous voulez mon avis, ces deux-là, c’étaient vraiment des médecins du dimanche.

En parlant de médecins du dimanche, réveillé à 3h du matin par une intense douleur derrière la langue, j’ai dû chercher un médecin de garde à mon réveil définitif quelques heures de souffrance plus tard. D’habitude je laisse passer, mais une deuxième angine en dix jours, ça m’a semblé suspect. Surtout que je n’avais pas ressenti une telle douleur depuis longtemps. Le médecin de garde m’a orienté vers les urgences d’une clinique près de chez moi, j’en suis sorti à midi. Bonne nouvelle, ce n’est pas un cancer. Mauvaise nouvelle, j’ai toujours très mal et ne sachant pas où se trouve la pharmacie de garde j’attendrai demain pour me soigner. Pas besoin d’antibiotiques, je ne suis pas bête non plus, sinon j’aurais pris le temps de la trouver. Mais alors, j’ai bien mal. Moi qui comptait me remettre à fumer, voilà que j’y réfléchirai à deux fois. Bon, allez, c’est pas tout ça mais je dois retourner faire la sieste dès que j’aurais repris ma dose paracétamol, heureusement il m’en restait dans les tiroirs de ça. Ce soir on fait une première étape du déménagement de mon amie, il faut que je sois en forme pour porter des choses lourdes.

Franchement, vu comment ça tourne ces derniers mois, je ne sais vraiment pas pourquoi vous êtes encore là. Moi je n’aurais pas le courage de lire toutes ces bêtises en tout cas. Ah, mais, ce ne serait pas pour les photos ? Bon, ben, à la votre, alors.

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Photo par Gwlad (espace Pitot)

#132 – Le jour du seigneur

Aujourd’hui, c’est dimanche et, comme tous les dimanches, je me repose.

Il se prend pour Dieu, que vous vous demandez ? Lequel, que je vous réponds ? En plus, si vous êtes fidèles au blog, vous savez bien que c’est faux. Les dimanches, je ne me repose ni plus ni moins que les autres jours de la semaine. Les jours de la semaine, je n’y fais pas attention. Toutefois, pour en revenir à Dieu, ce matin, alors que je me dirigeais vers le stand d’un brocanteur du Peyrou (oui, j’y suis souvent fourré mais c’est la balade agréable le dimanche matin à cinq minutes à pieds de chez moi), le mec se met à dire : « Aaah ! Jésus est là ! Jésus arrive ! », et il le répète plusieurs fois alors que je me rapproche de lui. Avec mes cheveux longs et ma barbe de pas rasé depuis un mois, j’ai tellement l’habitude qu’on me hèle d’un « hé Jésus ! » dans la rue (comme les gens sont originaux) que j’ai bien mis trente secondes à me rendre compte qu’il disait ça parce que les cloches de l’église d’à côté s’étaient mises à sonner les 10h. J’ai failli lui dire bon ça va, une fois c’est drôle mais vous pouvez vous arrêter. Je serais drôlement passé pour un con.

Mais c’était pas de ça que je voulais vous parler, je voulais vous dire que j’étais toujours malade, et que j’ai toujours les muqueuses gorgiales… gorgières… les muqueuses de la gorge, quoi, en ébullition, et la tête qui tourne (- Profites-en pour regarder ton cul ! – Que vous êtes drôles vous aussi !). Donc, aujourd’hui, pas de note de blog. Repos. Pas tant que ça en fait, il faut encore que je rédige une conférence… Mais à part ça, repos.

Ces derniers temps je vous ai fait deux fois le coup de pas-de-note-de-blog-aujourd’hui et finalement, me laissant emporter, j’en rédigeais quand même une, mais vous ne m’aurez pas aujourd’hui ! Si vraiment vous êtes en manque, tapez dans les cent trente-et-une notes précédentes, vous trouverez bien quelque chose à vous mettre sous la dent.

Allez, bisettes.

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Photo par Gwlad (galerie du Triangle)

#125 – Les dimanches avec plein de vide dedans

Aujourd’hui, c’est dimanche. Que fait-on le dimanche ? Pas grand chose. Et ça m’agace assez.

Levé à 8h30, je suis allé marcher un peu pour me dérouiller. J’ai trainé mes cernes du côté du Peyrou, chez les brocantiquaires. Toujours aussi chères leurs vieilleries. J’ai vu deux exemplaires de Zinc, magazine de B.D. des années 70. Dans la lignée d’un Hara-Kiri, avec romans-photos débiles, dessins surréalistes, détournement d’images… Quelques artistes en commun, d’ailleurs, à ce que j’ai pu voir en feuilletant ça vite fait. Soulas par exemple. Pas de textes seuls par contre. Il ne peut pas y avoir un Cavanna dans chaque journal. Enfin bon, c’était 15€ l’exemplaire qui part en miettes, merci bien. Je ne suis pas collectionneur. Si j’achète, c’est que je veux pouvoir lire et relire à loisir.

Je suis ensuite passé par le marché de Plan Cabanes histoire de prendre une de ces monstrueuses « petites » portions de nouilles sautées aux légumes qui vous tiennent trois repas. Et puis… Et puis rien.

Ne sachant pas quoi faire, je me suis lancé dans l’un des jeux que j’ai achetés hier. Pourtant j’ai bien tenté de me rendre utile en demandant à mon amie, noyée sous le travail en ce moment, si je pouvais l’avancer sur quoi que ce soit. Sans grand succès. Elle m’a partagé les notes qu’elle avait prises à une réunion afin que je rédige le compte rendu au propre. Seul problème : je n’y étais pas, moi, à cette réunion. Vous avez déjà essayé de mettre au propre vos notes une semaine après les avoir prises ? C’est déjà bien assez dur comme ça. Alors, imaginez-moi essayant de me rappeler les enjeux d’une réunion à laquelle je n’étais pas présent (j’avais tout de même participé à l’organisation de la réunion, je ne suis pas totalement timbré)…

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Photo par Gwlad (avenue de Maurin)

Le jeu auquel j’ai joué environ quatre heures, c’est FFXIII. Plus nul encore que tout ce que je m’étais imaginé en l’achetant pour le prix d’un jambon beurre à la vile boutique dont je vous causais hier. Un mélange de tous les précédents jeux de la série (chaque opus est censé n’avoir rien à voir avec les autres, mais faut le dire vite), un véritable best of des dialogues clichés les plus mièvres qu’aient produits le Japon et les États-Unis réunis. Le meilleur du portrait psychologique vu, re-vu et re-re-vu et re-re-vu-vu et qu’on veut plus voir de personnages stéréotypés au possible. Je ne sais pas qui des habituels blondinets mystérieux qui se la jouent beau gosse ou des guerrières en soutif et mini-jupe me donnent le plus envie de coller une tarte aux développeurs. Sans doute est-ce autre chose, en fait, oui, c’est de sentir les quelques bonnes idées scénaristiques mutilées pour assurer qu’un maximum d’adolescents (c’est pas moi qui cible, c’est leur équipe de marketing) se jette dessus et qu’on fasse vite du bénef. Deux-trois idées originales, tout le reste c’est de la bouillasse. Vous ne jouez pas assez aux jeux vidéo pour comprendre ce que que je veux dire ? Pensez blockbusters au cinéma, Transformers, univers marvel, ce genre de bouses. Dans FFXIII, le FF, c’est pour Final Fantasy, mais ça aurait tout aussi bien pu être pour Fast and Furious.

De toute façon, quand je passe une après-midi à jouer à un jeu, c’est déjà mauvais signe, qu’importe le jeu.

Vous trouvez pas que je suis un peu bougon ces derniers temps ? C’est normal. Mon amie est en stage loin de moi et je suis en train d’arrêter une énième fois la cigarette. Ah ! Vous voilà rassuré·e, vous n’y êtes pour rien.

#118 – Ha, tu es là !

Je te retrouve enfin, oisiveté ! En ce dimanche grisouillant. Viens-là que je t’embrasse. Oui. Comme je l’avais dit : ce dimanche, je ne fais rien. Rien de rien. Enfin. Un peu de musique, et puis je rejoue à quelques vieux jeux vidéo. Mais en tout cas je ne rédige pas une note de blog. En plus, ne comptant pas sortir de chez moi aujourd’hui, je rate le dernier jour de l’expo de Willem. Je ne peux donc pas vous en parler. Vous voyez, vous n’avez rien à regretter. Allez, à demain.