#048 – Les tôt-métrages

Troisième fois de la semaine où je dois me lever tôt pour partir à l’aventure. Il est 5h45. À 6h30 j’aurai passé la porte. Un dimanche. Un dimanche !! Et pourquoi ? Pour tourner un court-métrage. Non, non. Pas pour un rôle. Ni gloire, ni richesse en perspective. Sans doute plutôt pour tenir la perche ou déplacer des câbles. On m’a demandé si je voulais venir assister au tournage, puisque j’en fais la musique. J’ai dit oui, c’était sympa. Et vous vous souvenez de la fois où je vous disais qu’une fois engagé j’honorais ma parole ? Bon, ben voilà, quand j’ai su qu’il me faudrait être à 7h sous le Polygone pour servir de ce à quoi servent les mecs qu’on fait déplacer des trucs, je ne pouvais plus reculer. Parce qu’on m’a bien fait comprendre que si on me faisait venir c’était pas pour m’inspirer de l’ambiance steampunk du lieu, thème de la fournée des courts-métrages réalisés pour le Kino cette session-ci, non, c’était pour tenir des trucs lourds. Bon. On y est. Dimanche. 6h. Il fait nuit. Il fait froid.

Ça va sans doute bien durer jusqu’à midi, et ensuite ? Ensuite, à 14h au Gazette Café, c’est la journée prototypes. Des créateurs de jeux viennent faire tester leur… Devinez. Leur … ? Indices : leur … vidéo, leur … de plateau ou leur … de rôle. Si vous n’avez pas trouvé la réponse, inutile de vous déplacer jusqu’au lieu de l’évènement, c’est sans doute pas fait pour vous. Si vous avez trouvé, faites ce que vous voulez, ça me regarde pas.

Et puis après ? Après, je me farcis la correction d’un mémoire d’une amie et après je dors. Alors vous imaginez bien que le blog, aujourd’hui encore, hein…

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Photo par Gwlad (rue Cité Benoit)

Allez, on va essayer de pas marcher sur les cadavres de la Saint Patrick.

#047 – Un soir à pas foutre le nez dehors

Misère. J’avais complètement oublié que ce soir c’était la Saint Patrick. Moi qui comptait sortir en ville ce samedi… Je suis dégoûté. Je déteste les fêtes prétextes à beuverie de grande envergure, plus qu’un prétexte d’ailleurs, une injonction à. Attention, faut pas croire, je dis pas ça parce que je ne bois plus. Même quand je buvais mes cinq litres de bière par soir, les férias, les fêtes de la musique et autres Saint Patrick, ça me faisait chier. Les rues bondées de suants·es puant beuglant louchant rotant pissant dans tous les coins et gerbant dans leur pisse, franchement c’est lourd. Ça se croit drôle mais c’est juste affligeant, ça se croit fort et pour le prouver ça se tape sur la gueule pour un rien. Ces soirs-là les gens boivent parce que c’est ce qu’ils sont supposés faire, nul, tout le monde s’engueule parce que personne ne veut aller au même endroit et que chacun·e pense être celui ou celle qui attend les autres alors qu’en fait c’est le contraire, zéro. Bon, vous avez pigé, j’ai en horreur ces fêtes qui ne sont pas improvisées parce qu’on a envie de se bouger sur le moment, les dates prévues chaque année au même jour sur le calendrier, je trouve ça laid, je trouve ça triste, ça vient pas du cœur, c’est pas spontané. Bref, ce soir, je sortirai peut-être quand même, si je me fais trop chier, mais je serai pas jouasse, et je bouderai.

Je vous avais encore jamais vraiment fait le ronchon sur ce blog, hein ? C’est une facette de ma personnalité que les gens adorent d’habitude, quand je chie sur tout ce qu’ils aiment devant eux, alors je la garde toujours pour la fin. Façon de parler. C’est pas du tout la fin du blog. Ce n’est que le début. Hier, j’ai décidé que je le tiendrai quotidiennement pendant un an au minimum. Ensuite on verra. Ce qui me plairait beaucoup, c’est, d’ici un an, avoir assez développé mon écriture pour être capable de pondre un article convenable par jour à coup sûr, d’avoir mis en place une organisation, une méthode qui me permette d’imprimer cet article tout de suite et de l’afficher en ville en plusieurs lieux avant midi. Ou alors, écrire dans un quotidien. Mais pas 20 minutes ou une merde du genre. Honnêtement, je ne vois pas comment un groupe d’indépendants pourrait se donner les moyens de publier un quotidien, alors ce sera sans doute en solo.

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Gwlad – rue Cité Benoît

Allez, au programme aujourd’hui : à 14h à Le Faubourg, ou au Faubourg, je sais jamais, 15 rue du Faubourg de Nîmes, c’est Repair Café. Vous pouvez y aller faire réparer les objets du quotidien tombés en panne, et apprendre, surtout, à les réparer vous-même. Tous ensemble pour combattre l’obsolescence programmée et la consommation de société.

Ce soir, démerdez-vous. C’est la Saint Patrick, okay, mais soyez pas cons·nes, sortez si vous en avez vraiment envie, vous forcez pas à boire, et vous habillez pas en citrouille sur gazon seulement parce que tous·tes vos amis·es le font.

À demain, bises.

#046 – La maison presque abandonnée

Mazette ! Il est 7h45, et je dois rédiger une note de blog, déjeuner, me laver avant de partir à 8h30 dernier délai. Hein ? Si j’ai trouvé du travail ? Ça va pas non. Tout de suite vous pensez au pire !

Non, je vais faire le testeur de murder party. La vraie murder party se déroulera le 24 mars, ce sera à Ambrussum, site archéologique de Villetelle, juste à côté de Lunel. Mais vous emballez pas, c’est complet. Quatre-vingt participants·es le matin, cent l’après-midi. Pourquoi le matin c’est complet à quatre-vingt, et l’après-midi cent ? Posez pas des questions idiotes je vous ai dit que j’avais pas le temps.

D’ailleurs, à Lunel même, exposition des travaux de trois des dessinateurs du journal satirique Siné Mensuel : Desclozeaux, Fernand et Jiho. C’est du 15 mars au 10 avril à la Galerie Musidora du Lycée Louis Feuillade, 49 rue Romain Rolland. Attention, j’ai bien dit à Lunel, c’est à vos risques et périls.

Heureusement, Gwlad nous à préparé un mini photo-reportage sur une maison presque abandonnée de Montpellier qui va vous occuper cinq minutes de plus.

La maison presque abandonnée

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Photo par Gwlad (maison presque abandonnée côté boulevard Vieussens)

Ouh la la, c’est de l’urbex, ça fait un peu peur, c’est l’aventure.

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Photo par Gwlad (maison presque abandonnée par le côté rue Colin)

Brrr, ça me rappelle La maison des damnés

Maintenant quelques explications plus terre-à-terre. Exceptionnellement, si vous cliquez sur les images elles s’afficheront en grand pour mieux lire le texte au lieu de vous rediriger vers le site de Gwlad.

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Et voilà, pour aujourd’hui. Maintenant je dois vraiment filer. Ça fait deux fois cette semaine que j’ai des choses prévues dès le matin, mais je vous promets que ça ne se reproduira plus !

Allez, bisettes et à demain !

 

#045 – Un bon titre pour une soirée de merde, ç’aurait été gâcher

Hier soir, très petite forme. Tellement petite que j’avais pas envie d’être vu dans cet état par des gens que je connaissais. Seulement j’avais pas non plus l’envie de rester enfermé seul comme un con dans ma piaule. Ce genre de moments, quoi. J’aurais dû aller rejoindre Koinkoin et une pote que je vois très rarement à la conférence sur la mémoire de l’Agora des Savoirs, mais j’ai pas réussi à me dire que j’allais être là sans être là, incapable de sourire, sans l’envie de sortir un mot. Alors j’ai préféré aller à la Pleine Lune. Vu le genre de musique et le jour de la semaine, il y avait très peu de chances que je tombe sur une connaissance. Et puis qui sait, peut-être que la musique changerait les choses. Spoiler : ça n’a rien changé.

Le genre de musique, c’était ce qu’on appelle ska, le groupe : les Sagittarians. Eh non, vous ne rêvez pas. Ils ont été épargnés par le syndrome du salon de coiffure, ils ont esquivé de justesse le Skagittarians. Boudons pas notre plaisir devant cette originalité, accordons-leur un bon point. Ça aurait pu me mettre de bonne humeur avant même le lever de rideau, mais non. Les alcooliques relous, les bousculeurs·ses de tables, les fous·folles hurleurs·ses, d’habitude je trouve qu’ils et qu’elles apportent leur dose de vraie vie aux spectacles, mais là j’aurais juste voulu qu’ils et qu’elles ferment leur gueule et se tiennent tranquille. The Girl from Ipanema diffusée à bloc juste avant le concert achève de me donner envie de disparaître de la surface de la terre. Vous savez à quoi ça ressemble un pauvre trou du cul déprimé qui fait la gueule devant son jus de tomate seul dans un bar pendant que tout le monde autour danse et s’amuse ? Non ? Vous êtes bien gentil·le, vous ne le dites pas pour ne pas me faire de peine mais au fond de vous je sais que vous avez la réponse.

À ce moment-là de la soirée, la moindre contrariété est prétexte à fusiller chaque personne présente dans ma tête. Par exemple, le concert est supposé commencer à 21h30, mais quand je regarde ma montre pour bien m’assurer qu’on se fout de ma gueule parce que rien n’a encore commencé, je vois qu’il est 21h44. C’est un scandale ! Quel putain de manque de respect pour le public. Ils croient quoi les saltimbanques ? Que j’ai le pognon pour reprendre des verres à volonté jusqu’au bout de la nuit ? Non ! J’ai un jus de tomate déjà à moitié vide pour toute la soirée ! Alors qu’ils commencent fissa et qu’on en finisse vite que je puisse rentrer me coucher. Dois-je préciser que le concert était gratuit et qu’au moment même où je regardai ma montre, les musiciens montèrent sur scène ? Non, heureusement que tout ce pestage se passait uniquement dans ma tronche, sinon j’aurais vraiment eu l’air d’un connard, en plus d’avoir l’air d’un paumé. Je compte donc sur vous pour ne pas trop ébruiter cet épisode. Si vous m’aimez un peu, ne partagez pas cet article sur les réseaux sociaux, laissez-le couler dans les profondeurs sombres de l’internet et effaçons-le de nos mémoires à tout jamais.

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Photo par Koinkoin (rue Saint Guilhem)

Je vais pas vous parler du groupe ni du concert en fait, vous voyez bien que j’étais pas en état d’apprécier. Ça aurait pu être Georges Brassens & The Wailers que ça m’aurait laissé froid. Je vais plutôt vous dire que ce soir à l’atelier-galerie d’art La Jetée, 80 rue du faubourg Figuerolles, c’est le vernissage de l’expo « Les dessins figuratifs » de l’artiste Pierre-Guilhem, et c’est à 19h.

À 20h, tremplin musical organisé par le CROUS au Trioletto, 75 avenue Augustin Fliche. Apparemment c’est gratuit. L’évènement s’appelle « Musique de R.U. », et c’est la finale régionale. J’espère que leur sélection musicale sera meilleure que la bouffe qu’ils y servent, au R.U., le CROUS, parce que dans mes souvenirs c’était vraiment la déprime papillaire. Les quatre artistes/groupes qui y passeront, c’est Odysé, Last Fucking Minute, Persian Rugs, Seagulls. Vous n’en connaissez aucun ? Eh ben c’est l’occasion. On est pas à l’abri de découvrir de nouvelles·eaux musiciennes·s Montpelliériennes·s qui valent le coup, et puis déjà que de participer à un tremplin musical organisé par le CROUS c’est la loose, alors si en plus la salle est vide ! Montrez-vous un peu solidaires quoi.

Sur ce je vous laisse, passez une meilleure journée que moi hier, et à demain, qui est un autre jour. Un autre jour parmi les fameux jours qui passent et se ressemblent, et qui du coup s’assemblent puisque qui se…se…, si bien qu’à la fin on ne sait plus très bien où on en est et qu’on se dit que les dictons, au fond…

#044 – Je ne fais que passer

Salut ! Non, bougez pas, je passe en coup de vent. Il est déjà 11h30, c’est bien trop tard. Je n’ai pas pu commencer à rédiger ce post plus tôt alors aujourd’hui faudra vous contenter de peu. Les infos essentielles.

D’abord, les hélicoptères. Ça tourne et ça tourne dans le ciel montpelliérain, ça fait un barouf de machine à laver en fin de vie. Ça vous inquiète, hein ? Recherche-t-on un·e terroriste potentiel·le ? S’est-il passé un terrible accident ? Une course poursuite s’est-elle engagée entre la municipale et un vendeur de livres à prix libre rue de la Loge ? Et bien non. Des sources dont je préserverai l’anonymat m’ont informé du fait qu’il s’agissait des équipes de tournage de la Carte aux trésors, cette émission increvable. Ou plutôt qui aurait la mauvaise manie de ressusciter tous les quinze ans. C’est bon pour le tourisme. Paraît. Enfin bref, ils m’emmerdent avec leur boucan, juste les jours où je suis supposé faire de la musique. Voyez ? Quand je vous disais infos essentielles, je ne me foutais pas de votre gueule.

J’aimerai bien vous dire plus de mal de la télé mais j’ai vraiment pas le temps.

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Photo par Koinkoin (rue Saint-Ravy)

Sinon. Aujourd’hui y a plein de bonnes choses à faire, à voir, à écouter. Ça va pas être simple de choisir.

  • À la fac de lettres, salle crampoux, dans le cadre de leur semaine des droits des femmes : À 14h, conférence, Violences sexistes et sexuelles au travail. À 18h, conférence aussi, Les discriminations salariales. Gratos.
  • Au Barricade à 19h30, club/bar associatif (2€ l’abonnement à l’année), 14 rue Aristide Ollivier, première projection du cycle sur le cinéma soviétique : Le Cuirassé Potemkine. Plus débat entre spectateurs·rices à la fin. Toujours gratos ou prix libre (une fois abonné·e).
  • À l’Agora des Savoirs à 20h00, Centre Rabelais, sur l’esplanade Charles de Gaulle, à l’occasion de la semaine du cerveau, conférence encore, encore gratos : Ma mémoire et les autres.

J’aimerai bien vous décrire mieux en quoi tous ces évènements consistent, mais j’ai toujours pas le temps.

Oui c’est bien moi qui disais que je ne voulais pas que ce blog devienne un vulgaire agenda d’évènements, et oui c’est bien vous qui pensiez que les articles des jours précédents étaient trop longs. On n’en finit plus de s’étonner.

Allez, zou ! C’est pas que je veuille pas vous faire la conversation ou que je m’intéresse pas à vous, mais il faut vraiment que je file. À demain !

 

 

#043 – Faites-moi confiance, puisque je vous dis qu’on peut compter sur moi !

Voilà quatre jours que je vous rédigeais de beaux, mouais, de longs, ça c’est sûr, articles, il fallait bien qu’arrive le moment de la panne d’inspiration. Est-ce dû au fait qu’hier, à part pour une brève balade d’une demi-heure le soir ainsi qu’une sortie furtive en quête de 200g de houmous et de deux baguettes, j’ai passé la journée enfermé à installer lubuntu sur un netbook de 2009 ? Sans doute un peu. Est-ce que ça fonctionne au moins ? Disons que oui, dans son ensemble, mais il me reste encore à faire marcher correctement l’un des deux systèmes pour écrire en japonais. On pourrait penser que je m’y connais en informatique, hein ? J’aimerai bien vous le laisser croire, mais vous savez comment c’est, on commence par un petit mensonge innocent et d’eau chaude en tisane on est rendu·e vendeur·se. En vérité, je parcours les forums d’aide de tout l’internet et suis à la lettre les solutions proposées jusqu’à trouver la bonne. D’où la journée pas fofolle. Cela dit, c’est un peu pour vous, pour rédiger mes notes de blogs d’où que je me trouve, et ce sans risque de niquer mon ordinateur principal qui a bientôt dix ans lui aussi. Parce que je vous signale que ça fait quarante-trois jours d’affilée que je tiens ce blog, et que c’est autant de nuits sans découcher pour pouvoir vous divertir chaque matin. J’aimerai bien que ce petit moment de plaisir quotidien ne m’empêche pas d’être mobile pour autant.

Enfin, tout de même hier mon cousin est passé chez moi l’après-midi. Quoi mes histoires de famille on s’en tape ? Attendez, il y a une morale à la fin. On s’est maté, en même temps que je triturais le netbook, la chaîne YouTube de Nuclear Blast Records, pour se marrer un peu. Moi Norman et Cyprien je les trouve nuls à en chier sur son clavier et à tamiser le tout pour que ça rentre bien sous les touches, mais par contre, quand je veux rire, je regarde la chaîne de Nuclear Blast Records, le pire du métal qui n’arrive pas à se dépêtrer des clichés créés au cours des années 90. Là on rigole franchement, sans se forcer, sans pouvoir se retenir, même que c’est pas fait pour, on rigole donc d’autant plus. La moralité ? Bah, heureuse la génération internet qui n’a plus besoin d’acheter les DVD des clips Nuclear Blast pour se payer une après-midi de fou-rires. Vous vous attendiez à mieux ? Je vous ai dit que j’avais pas l’inspiration aujourd’hui.

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Photo par Koinkoin (rue des Balances)

Sinon, ce soir, exposition-conférence « Le cerveau en musique » à la Maison des étudiants Aimé Schoenig à 19h. Je vous copie la description que j’ai trouvée en ligne, mais je vous enlève les mots qui ne servent à rien, comme ça on pourra pas dire que j’ai juste copié et on louera ma faculté de synthèse : « neurosciences comprendre émotions musique effet cerveau neuromédiateurs dopamine sérotonine endorphine maladies psychiques dépression anxiété schizophrénie douleur applications thérapeutiques microscopie électronique ».

Je vous conseille d’y aller puisque moi je ne pourrai pas y être, comme ça vous pourrez me raconter. Pourquoi je ne pourrai pas y être ? Parce que je vais garder les enfants d’un couple ami qui, lui, y sera… Et oui, moi qui fait de la musique ! Mais je m’étais engagé avant d’apprendre l’existence de cette conférence, et j’aime savoir qu’on peut compter sur moi, ne sait-on jamais. Ne sait-on jamais que si un jour j’ai besoin de faire appel à mes propres services j’apprécierai sans doute de pouvoir me faire confiance.

À part ça, les gars et les gals de Paul-Valéry continuent leur semaine consacrée aux droits des femmes intitulée Paul et Valérie. Vous trouverez le programme en deuxième partie de l’article d’hier.

Sur ce, il faut que j’aille en faire, de la musique. Je me suis engagé sur un projet Kino et un autre avec des gens qu’on retrouve au Kino mais pour un projet indépendant de l’association. Si vous ne savez pas ce qu’est le Kino, c’est que vous avez pris le blog en cours de route, oui vous avez l’air bête mais on va remédier à ça, vous pouvez vous rattraper en allant lire la seconde partie de cet article. Ça m’angoisse un peu, de reprendre la musique. J’ai pas touché Logic Pro depuis bientôt trois mois. Enfin pas le choix. Engagement, confiance, tout ça, connaissez la chanson.

Passez donc toutes et tous une bonne journée, et à demain ! Je vous raconterai sans doute comment s’est passé le babysitting.

#042 – Neil Conti & Paul & Valerie & The Lazy Sundaze

Le chien de la casse à dreads blondes s’est jeté dès son arrivé sur la petite qui dansait seule devant la scène, la hipsterette à larges culs de bouteille assise en retrait écrivait dans son petit calepin comme il se doit, mais moi aussi alors on ne juge pas s’il vous plaît, le fou sur la piste dialoguait avec lui-même. Où est-on ? À la Pleine Lune. Qui va-t-on voir un dimanche soir ? Neil Conti & The Lazy Sundaze. Que peut-on dire ? C’est du jazz, de la soul et du funk, c’est du funk qui jazzotte avec un supplément d’âme, comme dirait l’autre carotte, le tout teinté d’une miryitude d’autres influences, pensez hip-hop, disco, samba et plus.

Les musiciens sont tous impeccables. Un saxophoniste à l’alto, un trompettiste, un claviériste, un percussionniste aux congas, un autre aux bongos, timbales, tambourins, maracas, bref vous voyez, tout le reste quoi, un guitariste, un bassiste, un DJ, et ? et ? et ? Ben, Neil Conti, sur sa batterie. Badaboum tsssh ! Kss-kss-pam ! pam ! Bliboum~bidabi~doum!doum! Da-bam ! Ah, voyez comme je fais vivre la batterie par les touches de mon clavier. Neil Conti comme si vous y étiez. Encore, vous dites ? Okay. Poum-kss-poum-kss-poum-kss tak ! tak !! Poum-kss-poum tak !! tak !!! Bidi~boum-bidi~bam blou~boudou~bidouboudiboudaaa sprishhhhhhhhh……. Fait monter la sauce où il faut, calme le jeu quand il faut, en constante écoute et lâchage, chef d’orchestre et homme orchestre de percussions à la fois, il est fort le bonhomme. Au cours de la soirée d’autres musiciennes·s sont montées·s sur scène, deux autres saxophonistes en fait, pour les instrumentistes, je ne sais pas s’il sont dans le groupe ou pas. Vous avez remarqué ? Pour l’instant tout ça c’est rien que des porteurs de testicules. Heureusement, c’était pas le cas pour les voix. D’abord une chanteuse soul a atomisé la salle en deux fois deux minutes d’impro, c’était le choc, elle envoyait la batavia (végétarisme oblige), je suis infiniment triste de ne pas connaître son nom, puis une… improvisatrice slameuse ? Disons ça comme ça, est montée sur scène elle aussi. Un poil alcoolisée mais si ce n’était pas génial, ce n’était pas mauvais, d’autant qu’elle a choisi le moment le plus hip-hoppotisant du set pour s’emparer du micro libre. Elle j’ai son nom, mais je ne vous le donnerai pas. Niveau noms je suis désolé, je n’arrive pas à les trouver, j’avais noté les prénoms de quasi tous les musiciens mais pas leurs noms. Par exemple le trompettiste je sais qu’il s’appelle Olivier. Et démerdez-vous avec ça.

Le trompettiste, d’ailleurs, cet énigmatique Olivier dont on ne connait que le prénom et qui joue d’une seule joue (hein, j’ai dit ça moi ? Vous lui direz pas, vous serez gentils·les), il a la place centrale. Pas parce que c’est traditionnellement la place de la trompette, mais parce qu’il la mérite. Il a bien de la chance qu’on sache pas qu’il s’appelle Dullion, le Conti, parce que le groupe pourrait vite devenir Neil Conti, Olivier Dullion & The Lazy Sundaze. Les unissons trompette-sax, c’est toujours aussi efficace, les unissons trompette-guitare ne voulaient décidément pas sortir ce jour-là, pas une seule fois. Ça les faisait marrer, sachant que la session avait été enregistrée, moi j’aurais pas ri. Que dire d’autre vite-fait avant de vous saouler ? Le DJ balance des samples hyper connus à des moments stratégiquement clichés, mais c’est d’autant cliché que c’est efficace. Pour ses parties scratchs, rien à dire, il vient s’intégrer parfaitement à la section rythmique, et ses solos sont les bienvenus, d’autant que quelques parties du set un peu hip-hop lui offrent une belle place au premier plan. Chacun, d’ailleurs, y est allé de son petit solo, sauf le bassiste me semble-t-il, qui jouait pour la seconde fois seulement avec Mr Conti si j’ai bien pigé, mais peut-être ai-je les esgourdes faisandées par ce marathon trois soirs, trois concerts (cinq en vrai). Quoi d’autre ? Rien, allez les voir, ils jouent tous les dimanches soir de 18h à 22h avec seulement trente minutes de pause au milieu. Vous pouvez boire et manger sur place, y a de l’ambiance, les couches sociales s’y mélangent, on rencontre des gens pour la première fois et d’autres qu’on connaît déjà.

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Photo par Gwlad (boulevard Renouvier)

Sinon, cette semaine à l’université Paul-Valéry, c’est la semaine Paul et Valérie, leur semaine des droits des femmes. Ça commence aujourd’hui, à 18h à la salle Crampoux par une conférence sur l’histoire du féminisme ! Heureusement que Solidaires étudiant.e.s 34, est là pour faire la com et les rectificatifs autour de cette série d’évènements pour ceux qui n’ont pas Fècesbook, parce qu’avec toutes les manifs, les blocages, et les neiges, et les trucs que j’oublie, c’est vraiment le merdier, le programme change tous les jours. On regrette juste que le programme ne soit pas sur leur blog, pour ne pas être obligées·s de passer par Twitter non plus. Pour la suite du programme, si tout se passe bien, c’est toujours à la salle Crampoux. Mais je crois que j’ai pas assez dit programme. Programme :

Mardi 13 mars

  • 12h-14h – Atelier : le consentement, auto défense et déconstruction
  • 15h – Atelier : contre les injonctions sexuelles faites aux femmes
  • 18h – Conférence : les violences gynécologiques

Mercredi 14 mars

  • 14h – Conférence : violences sexistes et sexuelles au travail
  • 18h – Conférence : les discriminations salariales

Jeudi 15 mars

  • Y a pas, y a mouvements sociaux, mais rien ne vous empêche de discuter droits des femmes en tenant une banderole.

Vendredi 16 mars

  • 18h – Conférence : InterseXions : langage et construction du genre

(+1 pour le thème, -1 pour le jeu de mot, on ira donc écouter ça en partant d’un préjugé neutre)

Voilà pour aujourd’hui. Bisettes à tous et à toutes, et à demain.