#113 – Du bleu, du noir, et re-du bleu derrière

Aujourd’hui, on va faire bref. Il y avait un grand soleil ce matin, j’ai cuit à point le temps de fumer une cigarette sur le balconnet de deux mètres carrés qui nous sert de terrasse à la colocation. Et maintenant ? Une couche uniforme de gros nuages noirs prêts à crever s’étend à perte de vue. Que dit Météo France ? Qu’il est l’heure des averses orageuses. Juste ces trois prochaines heures, ensuite ce sera retour à la normale. C’était la même dimanche. Mon amie, que sur ce blog nous appellerons mon amie, était sortie pour un rendez-vous et s’est retrouvée trempée en dix minutes de trajet, les seules dix minutes de la journée pendant lesquelles le grand ciel bleu avait laissé place à une pluie tropicale. Quand je dis trempée… Ç’aurait été trempée jusqu’à l’os des pieds à la tête si elle n’avait pu trouver un abri au dernier moment. Elle ne fut donc que trempée des pieds. On a dû lui donner des chaussettes sèches sur son lieu de rendez-vous tellement elle était trempée des pieds. Je l’ai retrouvée en ville plus tard dans la journée, ses chaussettes dégoulinantes à la main. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas trop de divulguer ainsi sa vie privée, mais les masses sont avides de petits détails intimes et il faut bien que j’attire le chaland comme je peux sans quoi je n’aurai jamais le prix Pulitzer du meilleur blog francophone.

Donc, pourquoi bref ? Pourquoi météo ? Parce que je dois justement sortir maintenant pour donner un cours d’anglais à vingt minutes de chez moi. Et oui, puisque, comme je vous le disais ici, je me suis décidé à travailler un peu après qu’on m’a sollicité. Décidément, je ne m’habituerai jamais à l’indicatif après après que. Aujourd’hui, donc, les averses orageuses, c’est pour ma gueule, et ça me fait moins marrer. Est-ce notre époque qui veut ça ? Comme les deux parties d’un couple se doivent de partager équitablement les tâches ménagères, on partage les intempéries ? Mouais. J’ai beau être pétri de sentiments égalitaristes, je ne suis pas certain de les assumer sur ce coup-ci.

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Photo par Gwlad (rue du Faubourg du Courreau)

Allez, à demain, si je n’ai pas pris la foudre.

 

Auteur : Montpelliérien

Écrivouilleur Montpelliérien. Je bave ce qui me vient, comme ça vient. Y en a à qui ça plaît, y en a à qui ça plaît pas. Qu'y peux-je ?

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