#026 – C’est où déjà ?

C’est bien compliqué de vous écrire chaque jour une note de blog susceptible de vous intéresser. Est-ce que c’est aussi compliqué que de prendre chaque jour sa caisse pour aller bosser dans une boutique de souvenirs l’hiver à Palavas ? Non. Oui. Ça dépend de ce qu’on entend par compliqué. Si vous posez des questions bêtes aussi, attendez vous à. Je ne finis pas la phrase parce que tout le monde sait très bien comment elle va se terminer. Je nous économise les clichés langagiers.

Hier un ami me disait que pour prendre le contre-pied des blogs « tendance » à séries « lieux où il faut être » je devrais faire une série « lieux où il ne faut pas être », mais n’ayant pas plus que ça le goût du sacrifice je ne suis pas tellement chaud pour aller me faire chier dans des endroits qui ne me plaisent pas tout ça pour vous amuser.

Où me disait-il ça mon ami ? Au bar de la Panacée. La Panacée c’est dur à trouver. J’y suis souvent allé, je me trompe encore de rue un coup sur deux. Hier je me suis trompé, par exemple. La Panacée, c’est pas chaleureux, mais y a une petite cour sympa. La musique est vraiment nulle, mais au moins elle ne vous empêche pas de vous parler. Les boissons sont chères, mais les bouteilles d’eau et gobelets sont en libre service et bien en évidence pour ceux·elles qui ne veulent pas boire d’alcool. Il y a des œuvres d’art, d’art contemporain (je ne parle pas d’époque, je parle d’art marchand), c’est souvent très mauvais, mais c’est juste à côté, dans la galerie jouxtant le bar et y en a jusque dans les toilettes.

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Photo par Koinkoin (toilettes de La Panacée)

Ouh la la, vous vous dites. Galerie, art, toilettes, urinoir… il va nous parler de Marcel Duchamp. Et bien non, je ne vais pas vous en parler. D’une parce que je n’ai aucune idée précise de ce dont je vais vous parler, et de deux parce que je n’y connais rien en arts plastiques. Je sais pas si cette expression est toujours d’usage en dehors des études. Mais attention, ce n’est pas quelque chose dont je suis fier, fier d’être ignorant ce serait quand même quelque chose, non, j’en aurais même plutôt honte si je ne m’étais pas rendu compte avec les années qu’on ne peut pas tout savoir sur tout. Je sais pas mal de choses en ce qui concerne les arts de la musique, de la littérature, de la B.D. et des magazines satiriques des années 60, mais pour ce qui est de la photo, de la peinture, de la sculpture ou des structures (c’est pas ça le mot, non ? des installations ? vous voyez, j’ai même pas le vocabulaire), ben j’y connais rien. Alors c’est pas moi qui vais vous parler de Marcel Duchamp, né à Blainville-Crevon (Seine-Maritime), le et mort à Neuilly-sur-Seine, le , qui est un peintre, plasticien, homme de lettres Français, naturalisé Américain en 1955. Depuis les années 1960, il est considéré par de nombreux historiens de l’art et de critiques comme l’artiste le plus important du XXe siècle. Déjà, André Breton le qualifiait d’« homme le plus intelligent du siècle ». Notamment grâce à son invention des ready-mades, son travail et son attitude artistique continuent d’exercer une influence majeure sur les différents courants de l’art contemporain. Il est vu comme le précurseur et l’annonciateur de certains aspects les plus radicaux de l’évolution de l’art depuis 1945. Les protagonistes de l’art minimal, de l’art conceptuel et de l’art corporel (body art), dans leur inspiration, leur démarche artistique et idéologique, témoignent de l’influence déterminante de l’œuvre de Duchamp. Il aurait également été, d’après les nombreux essais qui lui sont consacrés, l’inspirateur d’autres courants artistiques dont le pop art, le néodadaïsme, l’op art et le cinétisme.

Bon, je vais pas vous copier l’intégralité de l’article Wikipédia, les meilleures blagues sont les. (voir explication plus haut)

Mais il est déjà 08h45, l’heure d’aller faire un tour du côté du marché des Arceaux. Je vais y humer l’ambiance et mater les livres des bouquinistes que je pourrai pas acheter ce mois-ci. À l’esplanade Charles de Gaulle aussi y a des bouquins, mais y a pas de légumes bio de producteurs locaux et puis ils sont jamais installés avant 10h, je n’y passerai donc qu’une fois que j’aurais bien fait le tour des Arceaux.

Sur ce, bon samedi bien gris ! Et qui sait, j’aurai peut-être un truc intéressant dont vous causer demain. Même si rien n’est moins sûr.

Ah mince ! C’est maintenant que j’ai la bonne idée. J’aurais dû vous parler du marché de l’art et du marché des Arceaux ensemble dans une grande métaphore qui vous aurait scotché·e, mélangeant sérialisme et agriculture biologique sans vous laisser vous apercevoir que je n’y connaissais rien ni en l’un ni en l’autre. Dommage.

Auteur : Montpelliérien

Écrivouilleur Montpelliérien. Je bave ce qui me vient, comme ça vient. Y en a à qui ça plaît, y en a à qui ça plaît pas. Qu'y peux-je ?

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