#024 – Vous vous êtes perdu·e ?

Lectrice·eur, j’ai une question à te poser : que viens-tu chercher ici ? Ça te dérange si je te tutoie ? Bon. Mais franchement, depuis le temps qu’on se connait maintenant… Enfin, du coup, qu’est-ce que vous venez chercher ici ? Chaque jour je mate les stats de la veille, et chaque jour je suis étonné par le nombre croissant de visiteurs·ses. Moi qui comptait faire ce blog plutôt pour moi et m’entrainer à écrire un peu tous les jours, je commence à ressentir comme l’ombre d’une pression. Rien de trop inquiétant mais quand même. Pourtant je n’ai même pas encore parlé de Delfeil de Ton ! Je veux dire, j’aurais rédigé une note sur l’écriture inclusive, la féminisation des noms de métiers et fonctions, genre un article susceptible de générer du clic et du trafic, comme le disent les plus fins webologues, je comprendrais, mais ce n’est pas le cas. Enfin, ça viendra quand même. Un ami m’a encore demandé hier quand est-ce que ça viendra, je lui ai répondu comme à vous que ça viendrait.

J’ai dit que je comptais le faire pour moi, d’accord, mais bien sûr que j’espérais avoir quelques personnes pour me lire. Donc je suis ravi. Au départ, moi qui me suis désabonné de Facebook et de Twitter il y a un bon moment, je refusais de passer par les réseaux sociaux. J’aime pas du tout l’influence que ces machins-là ont sur notre quotidien. J’aime encore moins qu’aujourd’hui ils soient un passage obligatoire pour diffuser quoi que ce soit. Je vais faire vieux con là, mais je suis nostalgique de l’époque où tout ça n’existait pas et où on voguait de lien en lien, de site en site, tels des tarzans dans la jungle de l’internet 1.0. Sur chaque blog, la personne nous proposait des liens vers d’autres blogs et sites qu’elle affectionnait, et ainsi chaque jour on en découvrait. Ces liens on les gardait en marque-pages ou en liste de flux RSS qu’on allait consulter chaque jour, sans attendre que le blogueur ou la blogueuse nous les envoie sous le nez via la plateforme commerciale de son choix. J’ai voulu faire ça les quinze premiers jours, mais ça ne marchait pas. Je vois par les stats du blog que personne ne va sur les pages liens et RSS. Prenant conscience de ceci et en en parlant avec des amis, je me suis résolu à relancer Twitter. Facebook c’est mort, n’y comptez pas, je chie dessus toute ma colique acide.

Un nouveau compte Twitter, donc. Je ne tweete qu’une fois par jour, pour informer d’une nouvelle note de blog. Ça ne marche pas si bien, ça ne marche pas si mal. En tout cas, au final, vous ne venez clairement pas tous ici par ce biais-là. Le monde est plein de surprises. Tout ça me fait donc chaud au cœur. Mais par contre ça me fait mal aux seins d’avoir craqué, donc si ça continue à bien marcher sans, je le fermerai sans doute un jour. Car oui, dans mes rêves les plus fous, mes amies·s et lectrices·eurs passent le lien vers mon site à leurs amies·s Montpelliériennes·s et de bouche à oreille le blog se fait connaître sans passer par les réseaux sociaux du tout. Un truc un peu underground quoi. Mais hélas, il faut bien se rendre à l’évidence, le bouche à oreille pour les sites, ou le touche à e-mail, ça ne se fait plus beaucoup, c’est un chapitre presque clos de l’histoire des pratiques de l’internet. Je dis presque parce que je sais que certains·es d’entre vous l’ont fait et que d’autres sont venus·es par ce biais. Et ça, ça fait plaisir ! Vous, vous êtes de vrais vieux et vieilles comme moi. On chantera the Hamptser Dance ensemble à la prochaine IRL des blogueurs·ses (vérification faite, cette rencontre IRL a existé à Montpellier mais c’est fini, et je ne parle pas des deux rencontres IRL BlogBD que j’ai organisées en 2006 et 2007, ou 2007 et 2008, me souviens plus, non non, des IRL genre blog mode et tendance où j’aurais parfaitement eu ma place).

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Photo par Gwlad (rue Meyrueis)

Montpellier, hein ? Ben hier on est allés à la Petite Scène au final, pour la Jazz Session suivie d’une Jam Session. Je vous avais bien mal orientés·ées, hier, en vous glissant deux lieux où les conso sont obligatoires. Je ne le referai plus. Bon. La Jazz Session était… sympa sans plus. En même temps y avait dégun, les musiciens avaient pas de quoi se chauffer la motivation. C’était un trio, piano, contrebasse, guitare. Le guitariste était sympa, le contrebassiste avait une mèche, le pianiste était discret. C’est mou ? Oui ben j’essaie de rendre honneur à leur style. Eux aussi c’était mou. Pas mauvais, y avait tous les éléments du jazz, mais mollement, pas motivément, puisque-on-est-là-autant-jouer-mais-ça-nous-emballe-pas-plus-que-çament. Enfin, comme je l’ai dit, ça se comprenait on devait être six dans la salle.

Plus tard deux autres musiciens sont montés sur scène pendant la Jam Session et là ça a commencé à envoyer de façon bien sympathique. En premier lieu un batteur qui a apporté l’énergie qui manquait, qui savait écouter, qui improvisait très bien, qui tapait peut-être un peu trop sec à mon goût, manquait de moelleux. Mais vraiment très bon. Puis un saxophoniste, est-ce que c’était vraiment un saxo ? Il commençait à se faire tard et on est partis pas longtemps après. Je dois vous avouer que la soirée au bar, sans alcool, je m’étais habitué, sans clopes, puisque j’ai re-arrêté, c’est beaucoup plus dur, je manque de repères, ça me frustre pas mal. Enfin, ce joueur de peut-être saxo à commencé à relever le tout de petites épices harmoniques, à apporter des solos qui prennent aux tripes et des couleurs variées sans laisser à entendre un seul instant d’hésitation. Je dis ça juste après vous avoir expliqué que j’étais pas assez attentif pour retenir l’instrument dont il jouait, c’est vraiment se foutre de votre gueule. Et vous vous ne dites rien ?

Sinon j’ai rêvé que Pomme de Reinette et Pomme d’Api était en liquidation, et qu’avec Koinkoin (qui nous fera bientôt des photos pour le blog) on entrait dans leur local complètement vide, c’était très étonnant, d’autant que je ne me souvenais pas de cette immense partie où ils vendaient des cuisinières qui pour le coup leur restaient sur les bras. Et oui, il faut être moi pour faire des rêves comme ça, ce n’est pas à la portée de n’importe qui.

Allez, assez de bêtises pour aujourd’hui.

Nostalgique du net pré-réseaux-sociaux

(non, je garde pas ce pseudo non plus, je suis pas nostalgique en vrai, parce que je sais que dans le futur, les réseaux sociaux on les aura foutus par les fenêtres, c’est un truc de vieux les réseaux sociaux)

Auteur : Montpelliérien

Écrivouilleur Montpelliérien. Je bave ce qui me vient, comme ça vient. Y en a à qui ça plaît, y en a à qui ça plaît pas. Qu'y peux-je ?

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